‹ Œuvres de Spinoza (volume 3)Chapitre 41 sur 96 · UK LA LOI DIVIN · texte numérisé non relu

UK LA LOI DIVIN

Lo nom de |oi, pris d'une manière absolue, signifie ce qui impose une maifière d*agif iïJ^a et f|éterminée à qn individu quelconque.

THÉOLOG ICO POLITIQUE. 1 1 5

OU à tous les individus de la même espèce , ou seulement à quelques~uns. Cette loi dépend d'uue nécessité naturelle, ou de In volonté des hommes: d'une nécessité naturelle, si elle résulte nécessairement de 1^ nature même ou de la définition des choses; del^ volonté des hommes, si les hommes l'établissent pour la sécurité et la commodité de la vie, ou pour d'autres raisons semblable?. Dans ce dernier cas, elle constitue proprement le droit. Par exemple, que tout corps qui choque un corps plus petit perde de son propre mouvement ce qu'il en communique à l'autre , voilà une loi UDiverselIjs des corps qui résulte nécessairement de leur nature. De même encore , c'est une loi fondée sur la nécessité de la nature l)Uipaine , que le souvenir d'un certain objet rappelle à l'âme un objet semblable pu qu'elle a perçu en niême temps que le preipier. lirais quand les hopmes cèdent ou sont forcés de céder une partif) du droit qu'ils tiennent de la nature ^ et s'astreignent à un genrp de vie déterminé, je dis que cela dépend de leur bon plaisir. Ce Q'est pa$ que je n'9ccorde pleinement que toutes choses , sans exception , sont déterminées par les lois universelles de la nature à exister et à agir d'une manière donnée ^ , mais il y a deux raisons qui me font dire que certaines lois dépendent du bon plaisir des hommes. \^ L'homme , en tant qu'il est une partie do la Nature, constitue une partie de la puissance de la Nature. Par conséquent , tout ce qui fésulte nécessairemept de la nature humaine , c'est-à-tjire de la Nature en tant qu'on la conçoit déterminée par la nature l^umaine, tout cela résulte, bien que nécessairement, de la puissance de l'homme : d'où il suit qu'on peut dire, en un sens excellent , que l'établissement des lois c|e cette espèce dépend du bon plaisir (les hommes. Elles dépendent en ^ffet de leur puissance, à ce point que la nature humaine , en tant qu'elle perçoit les choses comme vraies ou fausses , se peut comprendre très-clairement, abstraction faite de ces lois; tandis qu'elle est inintelligible sans ces autres lois nécessaires que nous ftvutis définies plus haut. 2° Ma seconde raison, c'est que nous devons définir et expliquer les choses par leurs causes prochaines. Or, la considération du fatum en général et do l'eqçh^înement des causes ne

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