Voyez les yoUt marginalei de Spinoza, note
2. On observert que êtpker, en hébreu, signifie le plus sooTent épitrt ou/tmiUrt.
{Noté de a^nom,)
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Dieu ; il est , diâ-je , biea établi que le livre dont nous parlons ne contenait rien de plus que ce que nous avons marqué tout à rhcurc. EuQn c*est une chose très-certaine que dans la quarantième année après la sortie d'Egypte , Moïse expliqua de nouveau toutes les lois qu*i1 avait élablies (voyez Deutéron,, chap. i®"", vers. S) et fit contracter au peuple, pour la seconde fois, Tobligation d'y être fidèle {ibid.f cbap. xxix, vers, i 4] ; puis il écrivit un livre où étaient consignées, avec Texplicalion de la Loi, le renouvellement de Talliance {Deutéron. , cbap. xxi, vers. 9), et ce livre fut appelé Livre de la Loi de Dieu. Plus tard , Josué y joignit le récit du nouvel engagement qu'il fit contracter au peuple hébreu et qui fut la troisième alliance des Juifs avec Dieu (Josué, chap. xxiv, vers. 35 , 26 ). Or, comme nous ne possédons aucun livre qui condenne le second pacte de Moïse, ni celui de Josué , il s'ensuit nécessairement que le Livre de la Loi de Dieu a péri ; à moins qu'on ne veuille donner dans les folles conjectures du paraphrasle chaldcen Jonatan , et torturer avec lui les saintes Écritures. Ce commentateur téméraire a très-bien vu la difficulté ; mais il a mieux aimé altérer la Bible qu'avouer son ignorance. Ce passage du livre de Josué ( voyez chap. xxiv, vers. 26 ) : « Et Josué écrivit ces paroles dans le Livre de la Loi de Dieu , » voici comment il les traduit e:i chaidéen : « Et Josué écrivit ces paroles t et les garda avec le Livre de la Loi de Dieu. 9 Que dire à des interprèles de cette sorte , qui no voient dans le texte de l'Êcrilure que ce qu'il leur plaît d'y trouver? N'est-ce point comme s'ils supprimaient la Bible pour en fabriquer une autre de leur façon? Concluons donc, sans nous aiièter à de semblables conjectures , que le Livre de la Loi de Dieu , qu'il est certain que Moïse a écrit, n'est point le Peritafeuque , mais un livre tout diÛérent, que fauteur du Pentateuque a inscrit plus lard dans son ouvrage. Et cette conséquence , que nous déduisons rigoureusement de ce qui précède, va être confirmée d'une manière éclatante par tout ce qui suit. Au passage déjà cité du Deutéronome, quand il est dit que Moïse écrivit le Livre de la Loi , l'historien ajoute que Moïse le déposa entre les mains des prôtrcs , avec l'ordre de le lire au peuple à des époques déterminées; ce qui prouve bien que ce livre avait une étendue beaucoup moindre que le Pentateuque, puisqu'il pouvait être lu tout entier dans le temps
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d'une seule assemblée, et compris de toat le monde. Il ne foui point aursi perdre de vue celte drconstance, que de tous les livres écrits par Moïse, celui de la Loi de Dieu, est le seul , avec le Canlique (composé un peu plus tard pour être également appris par loul le peuple), que Moïse ait ordonné de conserver religieusement. Par la première alliance, en effet, Moïse n'avait fait prendre d'eogagemcnt aux Hébreux que pour eux-mêmes ; mais, par la seconde, les Hébreux engageaient aussi leurs descendants (Deul^on. , cbap. XXIX, vers. 44, 45); et c'est pourquoi Moïse ordonna que le livre, où était déposé ce pacte nouveau, fût religieusement transmis aux enfants des Hébreux , avec le Cantique, qui aussi regarde principalement Tavenir. Ainsi donc, d'une part, il n'est pas prouvé que Moïse ait écrit d'autres livres que ceux dont on vient de parler; de l'autre, il est certain qu'il n'a ordonné deHransmettre à la pœ térité que le petit Ltt?r« de la Loi de Dieu et le Cantique: or, oomme on rencontre en outre dans le Pentateuque un grand nombre de passages qui n'ont pu être écrits par Moïse, il suit de tontes ces preuves combinées que personne n'est en droit de dire que Mciue soit Tauieur du Pentateuque, et même que cette opinion est ood- Irairc à la raison.
Ici , on mo demandera pcut-élre si Moïse n'écrivit pas ses lui? au moment même où elles lui furent révélées; c'est-à-dire si , durant rcspaco de quarante années, de toutes les institutions qu il avciil données au peuple , il n'écrivit rien de plus que ce petit nombre de ronmiandcmenls qui étaient contenus , comme nous l'avoRp dit plus haut, dans le livre de la première alliance? Voici ma réponse : alors môme que j'accorderais qu'il parait vraisemblable à la rair^on rpio Moïse écrivit ses lois au lieu même et au moment on cllfs lui furent inspirées, il n'en résulte nullement que nous puissions alTinn^r (|u'il les ail effectivement écrites de cette façon; i*ar il a été (M\h\'\ pnVodemment qu'il ne faut rien affirmer louchant l'Krriliiro , que co qui est donné par l'Écriture elle-même , ou re qui peut en être légitimement déduit ; et quant à la pure raison . elle n'a rien à démêler dans ces matières. Mais ce n'est pas tout, lu raison n'est point ici contre nous ; puisque rien n'empêcbe de sup|)oser tjue le sénal communiquait au peuple , par écrit . Urs édils de Moïse : et, des lors, l'auteur du Pentateuque aura |hi le:
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recueillir el les insérer, chacun en leur rang, dans l'histoire de la vie de Moïse. Voilà ce que j*avais à dire sur les cinq premiers livres delà Bible; il est temps de m'occuper des autres. ' Les mêmes raisons qui viennent d'être exposées contre 1*authenticité du Pentateuque, s'appliquent au livre de Jomé. Il est clair, en effet, que ce ne peut être Josuê qui dit de soi-même que sa renommée s'est étendue par toute la terre (voyez Josué^ chap. vir , vers. 1 ); qu'il n*omit rien de ce que Moïse avait ordonné (î6id., chap. VIII, dernier vers.; cbap. xi, vers. 15); qu'étant parvenu à un âge avancé , il assembla tout le peuple hébreu ; enfin qu'il rendit le dernier soupir. En second lieu, on trouve dans ce livre le récit de divers événements qui se sont passés après la mort de Josuê. Il y est dit, par exemple, que le peuple adora Dieu , après la mort de Josué, tant que vécurent les vieillards qui avaient vu Josué vivant. Au chap. xvi , vers. 1 0), nous lisons qu'Ephraïm et Manassé fie eh<»98èrent point les Chananéens qui habif aient Gazer; mais que les Chananéens ont habité jusqu'à ce jour avec les enfants d'Ephràim , et en ont été tributaires. Or, ce fait est certainement le même qu'on trouve au chap. i^^ du livre des Juges. Ajoutez que les mots jusqu'à ce jour marquent évidemment que Thistorien parle (|'un temps très-éloigné du sien. Je citerai encore un passage tout semblable, où il est question des fils de Jéhuda (chap. xv, dernier vers.), ainsi que l'histoire do Kaleb (ibid.j vers. 14 et suiv.). Il parait également que le fait de ces deux tribus, (]ui s'unirent à la moitié d'une autre tribu pour élever un autel au delà du Jourdain ( chap. xxii, vers. 10 et suiv;), s'est passé après la mort de Josué, puisque dans toute la suite du récit, il n'est pas dit un mot de lui, et qu'on y voit au contraire le peuple délibérer seul sur les affaires de la guerre;, envoyer, de son propre chef, des ambassadeurs, attendre leur réponse et l'approuver. Enfin il résulte clairement du vers. 1i du chap. x, que le livre qui porte le nom de Josué a été écrit plusieurs siècles après sa mort. Ce verset porte en effet que ni avant, ni af/rès ce jour, aucun autre jour ne s'est rencontré où Dieu ait (ainsi) obéi à la t'oix d'un homme, etc. Concluons de toutes ces preuves que, si Josué a écrit quelque livro, ce n'est pas le livre ijue nous avons sous son npm , mais plutôt celui qui est cité dans le -cours du même récit, au chap. x, vers. 13.
Quant au livre des Juges, je ne crois pasqu'aucun bomme de bon sens se puisse persuader qu'il ait été écrit par les juges euxmêmes; répilugue qui termine le récit (chap. xxi) naootraoi assez que Touvrage entier a été composé par un seul historien. On remarquera en outre que routeur des Juges avertit en plusieurs endroits qu'aux temps dont il fait l'histoire, il n*y avait pas de roi eo Israël; ce qui prouve que ce livre a été écrit à l'époque où les Hébreux eurent dos rois à la tête du gouvernement.
Je ne m'arrêterai pas non plus bien long-temps sur les livres qui portent le nom de Shamuel, puisque le récit qui y est contenu se prolonge fort au delà de la vie de ce prophète. Je prie seulement qu'oi fasse attention que ces livres sont postérieurs à Shamuel de plusieurs siècles. Nous trouvons en efifet , au livre I*** ( chap. ix , vers. 6), une sorte de parenthèse , ou l'historien nous avertit qa'auirefm , en Israël, ceux qui se disposaient à dller consulter Dtau, diêaéetU : ÀUons, rendons^nous auprès du Voyant; car on iippdait éhrs Voyant celui qu'aujourd'hui on twmme Prophète,
Il ne nous reste plus qu'à dire un mot des livres des Rois; car il résulte de ces livres eux-mêmes qu'ils ont été formés de différeoles pièces , savoir les livres des faits de Salomon ( voyez Bois, 1 , chap. XI , vers. 5), les chroniques des rois de Juda (voyez ibid., chap. XIV, vers. 19-29), et les chroniques des rois d'Israël.
Concluons don(^ que tous les livres dont nous venons de parler successivement sont apocryphes, et que les événements dont oo y trouve le récit sont racontés comme s'étant passés à une époque très-ancienne.Si l'on considère maintenant la suite et Tobjelde tous CCS livres, on n'aura pas de peine à reconnaître qu'ils sont l'ouvrage d'un seul historien , qui s'est proposé d'écrire les antiquités juives, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la prenuèrf dévastation de Jérusalem. Ces livres , en effet, sont si étroitement liés, qu'il est visible, par cet unique point, qu'ils forment un seul et même récit, composé par un seul et même historien. Aussitôt que l'histoire de la vie de Moïse est terminée, on passe immédiatement à celle de la vie de Josué en ces termes : « Et il arriva qmmà Moise, le serviteur de Dieu, fut mort, que Dieu dit à Joeué, » aie. Parvenu à la mort de Josué , l'historien se sert de la même Iraistien pour commencer l'histoire des juges . ^Etil arriva, ^UÊmiJit
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iué fiU mwty qm les mfmUt d'Itraël demandèrent à Dieu , » etc. Le livre de Ruth est rattaché, comme une sorte d*appendice, d celui des Jugée : Et il arriva au temps que les juges jugeaient^ qu'il y eut famine en ce pays. C'est de la même façon que le premier livre de Shamuel est joint à celui de Ruth, et la même transition revient encore pour aller de ce premier livre au second , où Thistoire de David o*est pas terminée; cette histoire se continue au premier livre des Rois, qui en amène le second livre , comme il avait été amené lui-même par les livres précédents. Enfm Tordre môme et renchatnement des récits historiques marquent aussi Tunité de plan et d'historien. On commence en effet par nour exposer la première origine de la nation hébraïque ; puis on arrive , en suivant Tordre des temps, aux lois de Moïse, aux circonstances où il les donna aux Juifs, aux prédictions qu'il y ajouta ; on raconte ensuite comment le peuple hébreu, ainsi que Moïse Tavail prédit, entra dans la terre promise {Deutàron,, chap. vu), et abandonna les lois de Dieu {ihid., chap. xxxi, vers. 46), aussitôt qu*il y fut entré, d'où résultèrent pour lui une foule de maux (ibid., vers. 47) ; comment il voulut par la suite se donner des rois (Deutéron., chap. xvii, verset 44), dont le gouvernement fut malheureux ou prospère, suivant qu'ils s'écartèrent de la loi ou y furent fidèles ( ibid,, chap. xxviii^ vers. 36 et dernier vers. ), jusqu'à ce qu'enfin l'empire hébreu fut détruit, comme l'avait également prédit Moïse. Pour tous les autres faits, qui n'ont point de rapport à l'observation de la loi, on les passe sous silence, ou bien on renvoie le lecteur à d'autres historiens. Il est donc évident que tous ces livres conspirent à une seule fm , qui est de faire connaître les paroles et les commandements do Moïse , et d'en prouver l'excellence par le récit des événements. Nous arrivons donc, par trois ordres de preuves , savoir : Tunité d'objet de tous ces livres, leur étroite liaison, et leur caractère apocryphe , nous arrivons , dis-je , à cette conclusion qu'ils sont l'ouvrage d'un seul historien.
Quel est cet historien ? Je ne puis plus répondre ici d'une manière certaine: toutefois, je suis très-porté à croire que c'est Hezras ; et voici quelques raisons d'un certain poids qui autorisent ma conjecture. Premièrement, puisque cet historien, que nous savons être unique, continue son récit jusqu'au temps de la
liberté de Joachim, et qu'il ajoute ensuite que lui-m^me a pm place à la table du roi tout le temps qu'il A vécu (est-ce Joachim, ou le fils de Nébucadnesor ; c'est ce que Ton ne peut dire, le sens du passage étant fort équivoque) , il s'ensuit que ces livres n'ont pas été écrits avant Hezras. Or, rÉcriture ne dit point qu'il y ait eu à cette époque aucun personnage , hormis Hezras (voyez Hezras, chap. VII, vers. 10), qui se soit appliqué à la recherche do la loi divine et qui ait été un scribe diligent dans la loi de Moïâe (voyez ibid,, vers. 6 ). Je ne vois donc qu'Hezras qui puisse être l'auteur de ces livres. De plus, nous savons, par le témoignage que rÉcriture porte de lui , qu'il s'était appliqué , non-seulement à rechercher la loi de Dieu , mais aussi à la mettre en ordre ; aus^ trouvons-nous ces paroles dans Néhémias (chap. viii , vers, d ] : Ils ont lu le Livre de la Loi de Dieu expliqué, et, s'y étant renduiol" tentifs, ils ont compris V Ecriture. Or, comme nous savons que le Deutéronome contient , non -seulement le livre de la loi 4o Moïw ( ou du moins la plus grande partie de ce livre ), mais encore vue foule d'insertions ajoutées pour l'explicatiou plus complète des choses , je suis porté à croire que le DetUéronome est justement ce livre de la loi de Dieu , écrit , disposé et expliqué par Hezras, qui fut lu par les Juifs dont parle Néhémias. Que si on me demande de prouver qu'il se rencontre dans le Deutérotwme des passages insérés pour l'éclaircissement du texte , je rappellerai que j'en ai cité deux de cette espèce , quand j'ai discuté plus haut les sentiments d'Âben-Hczra , et j'en pourrais ajouter ici un grand nombre d'autres : par exemple , nous lisons , au chap. ii , vers. 4 2 : a Quant au pays de Séhir, les Horites Vont habité autrefois ; mais les enfants d'Hésaii les ont chassés et exterminés, et ils se sont éto6/ts dans cette contrée, comme a fait le peuple d'Israël dans la terre que Dieu lui a donnée pour héritage. » Ce passage est destiné à éclaircir les versets 3 et 4 du même chapitre , c'est-à-dire à expliquer comment les enfants d'Hésaii , en occupant la montagne de Séhir, qui leur était échue en partage, ne la trouvèrent pas inhabitée, mais la conquirent sur les Horites , qui en étaient avant eux les possesseurs ; à l'exemple des Israélites , qui après la mort de Moïse chassèrent et détruisirent le peuple chananéen. De môme encore les vers. 6, 7, 8 et 9 du chap. \ du Deutéronome sont une parenthèse ajoutée aux
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paroles de Moïse. Tout le inonde reconnaîtra en effet que le vers. 8, qui commence par ces mots : En ce temps-là Dieu sépara la tribu de Lévi , etc. , doit être rapporté au verset 5 , et non point à la mort d*Âharou , dont Hezras ne parle ici qu'à cause que Moïse, dans le récit de l'adoration du veau , avait dit ( voyez chap. ix , vers. 20 ) qu'il avait prié pour Âharon. L'auteur du Deutéronom» explique ensuite le choix que Dieu fit , au temps dont parle ici Mo'i^, de la tribu de Lévi , et cela pour montrer la cause de cette élection et faire voir pourquoi les Lévites n'eurent point de part à rbéritage de leurs frères; puis il reprend le fil de son histoire et la suite des paroles de Moïse. Ajoutez à tout cela les preuves qu'on lire de la préface du livre , et de tous les passages où 11 est parlé de Moïse à la troisième personne; pour ne rien dire d'une foule d'autres passagas, qu'il est impossible aujourd'hui de reconnaître, mais qui ont certainement été retouchés par le rédacteur du Deuiéronome, ou même ajoutés par lui dans l'intention de rendre plus claires, pour les hommes de son temps, les paroles de Moïse. Et certes si noua possédions aujourd'hui le livre même que Moïse a écrit, je suis convaincu qu'en le comparant à l'Écriture, nous trouverions de grandes différences, non-seulement dans les mots , mais même dans Tordre et dans l'esprit des préceptes. Quand , en effet, je compare seulement le Décalogue du Deutéronome avec celui de V Exode ( où l'histoire du Décalogue a proprement sa place ), je trouve quMls diffèrent de tout point : ainsi le quatrième précepte, non-seulement n'est pas donné de la même façon dans les deux livres; mais il est beaucoup plus développé dans le Deutéronome; et la raison sur laquelle il repose en ce dernier livre est toute différente de celle que donne VEotxxie, En6n Tordre dans lequel est expliqué le dixième précepte du Décalogue du Deutéronome n'est pas le même ordre que V Exode a suivi. J'incline donc à penser que toutes ces différences et d'autres semblables sont Touvrage d'Hezras , qui les a introduites en voulant expliquer la loi de Dieu aux hommes de son temps; et par conséquent , j'admets que le Deutéronome n'est autre chose que le Livre de la Loi de Dieu commenté et embelli par Hezrds. Je crois aussi que le Deutéronome est le premier livre qu'Hezras ait écrit, et ce qui me porte à cette conjecture, c'est que ce livre contient les lois de la patrie , c'est-à-dire ce dont le peuple a le plus besoin.
J'ajoute que le Deutironome ne fait point suite , comme les antres livres de l'Écriture, à un ouvrage précédent; il ooromenoe en eflét en ces termes, dégagés de tout lien avec un dlaoours antérieur : « Voici les paroles que Moïse, » etc. Âpres avoir terminé ce livre et enseigné au peuple Tantique loi , Hezras s'occupa , si je ne me trompe , de composer une histoire complète de la nation hébraïqof , depuis le commencement du monde jusqu'à la destruction de Jémsalem , et il inséra dans cette histoire , au lieu convenable , le livre précédemment écrit du Deutéronome; et s'il attacha aux cinq premières parties de son histoire le nom de Moïse, c'est probablemefil parce que la vie de Moïse en fait la partie principale. Par la mène raison, il donna au cinquième livre le nom de Josué , au septième, le nom de livre des Juges, au huitième, le nom de Ruth , au neuvième et peut-^ètre aussi au dixième, le nom de Shamuel; enfin au onzième et au douzième , le nom de livres des Rois. On me demandera maintenant si Hezras mit la dernière main à pon oeuvre, et Tacheva selon son désir. C'est ce qu'on verra au chapitre suivant