‹ Œuvres de Spinoza (volume 4)Chapitre 81 sur 116 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Note XXVI (page 201 de la traduction). — Ces expressions de Paul : • ^ous pensons donc. »

t«s interprètes de l'Écriture sahite traduisent Ao^C^cpiai par je ^*^lus et soutiennent que Paul prend ce mot dans le même sens que ?^^o^iCopLat. Mais X&Ytl^opi.%t, en grec, a la même signification que ^ tnots hébreux qu'on peut traduire par estimer, penser, juger; signi- ^^tion qui est en parfait accord avec le texte syriaque. La version sy- "«ique en effet (si c'est une version, ce qui est fort douteux, puisque ^Ji8 ne connaissons ni le temps où elle parut, ni le traducteur, et puis- ^'en outre la langue syriaque était la langue ordinaire de tous les apô- '*^), la verirfon syriaque, dis-je, traduit ce texte de Paul par un mot ^^e Trémellius explique fort bien dans ce sens : Nous pensons donc. En ®^«t, le mot rahgion, qui est formé de ce verbe, signifie l'opinion, la Ï^^Usée-; et comme rahgava se prend pour la volonté, il s'ensuit que

3Q HOTES miBOnc AXES.

mîtrahgmam ne peut signifier autre dioBe qae naui vouimu, nom uU* wHms, noMi petuoiu,

CHAPrrBE XV.

Note XXVIl (page 350 de la traduction). — Que la simple ob^issanee toh la voie ém êahu.

Par où j'entends que ce n'est point la raison, mais la révélation seale, ^ peut Uftwantiet qn^ itiAt pevrle salut on la béatifoile d'enivrasaer les déotits ^MtIm ^ titiv ^éte. lois et ^e cemnandemento, siBs <pi*il soit Béeessiire de les ^eoMcenAr à (Stre -de v9ritfiB<étfm^efli. C'est «e qil lésoltê des démonstratiew données an ttiapHre ir.

CBAPITBE XVI.

Note XXVm (pi^ 255 de la traduction). — Pertûtme ne frth mettra emctremeMt de renoncer au droit naturel qu'il a sur têuies dkoses.

Dans r^lat social «* le ênAtmaumméleimi «e qoi est Men-et ee qui est uèmA, on a raison de disttegiiCT les ruses légiMsaes 4e.eenes qui ne lèsent pas. Mais dssis l'état naturel, «è'clHMnntntèfioi-mèiiie soB juge, et dispose d'un droit absolu pour se iusnei des lois, pom tes Interpréter à sen gré, «n les abrogerait le j«ge«ewenift>le, onnconçoit pus ^e la rose puisse être considérée «ornsM coopaMe

Note XXiX (page 259 de la traduction), — Chacun y peut^ quand le veut, être libre.

Dans quelque état social que l'homme puisse se trouver, il peut et libre.. li'JÎonune est libre, en effet, en tant qu'il agU selon faLraisoii,^^ la ndson (remarquez que ce n'est point ici la théorie de Hobbes), raison, dis- je, conseille à l'homme la paix, et la paix n'est possible (^ dansT^béirôance au droit conmnm. En conséquence, plus un hom^ se goureme selon la raison, c>st4i-^Rreplus il est libre et plus il ^ fidèle an droit commun, plus il se eonfonne aux ordres du souver^ dont fl ^ le sujet.

Nafte XXX (p^ 263 de la tradnelioi^. —- U nonire wtm mj^rim personne qu'il doiveADitu quelque cbéktaïKe,

Quand Paul nous dit que les hommes n^ont en eux-mêmes aucun- 1* foge. Il parle à la façon des hommes ; car, au chapitre ixde cette mft<KK Épitre où il tient ce langage^ il enseigne expressément que Dieu fait ttii' sérieorde à qui il hd plaît, et endurcit à son gré les impies, et que U

KOTKS MAEGINALES. 343

ralMtt q«i nod les honaies ioeieaflablM, ce «'est ins qv'flt aleat été avertifl d'avance, mais e'ett qa'ils «mt daas la puiesaBoe de Mmi QMnme l'argile entre lea onins da potier, qui tire de la nène ma- ^re des vaaes destinés à an noble uaage, et d'aatres à on usage toI-

fikire.

^r «e qui est de la loi divine naturelle, dont la substance est, se-

^<m moi, qu'il ftiut aimer Dieu, je lui ai donné le nom de loi, dans le

iB^e sens où les philosophes appellent de ce nom les règles univer-

*^ selon lesquelles toutes choses se produisent dans la nature, L*a-

iiKmrde Meu, en effet, ce n'est pas Tobéissance : c*estune vertu que

possède nécessairement tout hpmme qui connaît Dieu. Or Tobéissanee

' rapport à la volonté de celui qui commande, et non pas à la néces-

^M* eft à ta Térité des choses. Or, comme, d*une part, nons ne con-

^lalasons pas la nature de la volonté de Dieu, et que, de Tautre, nous

^mmes certains que tout ce qui arrive arrive par la seule puissance

^ Dieu, il s'ensuit que la révékaUon aeute peut bous dire si Dieu «Or

^6<id recevoir certains honneurs de la part des hommes à titre de êÊmr

^ei^ain.

-Ajoutes à cela que nous avons démontré que lea4>rdres divlas bmm ^■l^liaEaissent sous le caractère d'un droit «t d'une institution pMittitt '^^^tque nous en ignorons la cause ; mais.aus&itftt que nous la ooniiii BOxiXs, ces ordres, ce droit -deviennent pour nous des vérités éieroelits, ^^ Xdbéissance devient l'amoiir de Dicu{ amour qui découle de la vvaie ^^^^^naissance de Dieu aussi nécessairement que la lumière émane du "'^t^il. La raison nous apprend donc à aimer Dieu, elle ne peut nous f j^lprendre à lui obéir; puisque, d'un côté, nous ne pouvons comprendre j^^ conmandements de Dieu comme divins tant que nous eu ignorons ^ <2ause, et que, de l'aulre, la raison est incapable de nous faire con- ^^^>*oir JHeu conune un prince qui é4al)liide8 leis.

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