De même donc que le péché et l'obéissance , pris
dans le sens le plus strict, ne se peuvent concevoir que
dans la vie sociale, il en faut dire autant de la justice et
^e l'injustice. Car, il n'y a ri«n dans la nature qui appar-
^Une à bon droit à celui-ci plutôt qu'à celui-là; mais
^tes choses sont à tous, et tous ont le pouvoir de se les
H^proprier. Mais dans l'état de société, du moment que
^ droit commun établit ce qui est à celui-ci et ce qui est
Celui-là , l'homme jmte est celui dont la constante vo-
Qté est de rendre à chacun ce qui lui est dû ; l'homme
^tate celui qui , au contraire , s'efforce de faire sien ce
i est à autrui.
14. Pour ce qui est de la louange et du blâme , nous >ns expUqué dans notre Éthique^ que ce sont des affec- \s de joie et de tristesse, accompagnées de l'idée de ertu ou de l'impuissance humaine à titre de cause.
CHAPITE III.