‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 103 sur 109 · CHAPITRE Vni · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vni

DE l'aristocratie.

/. Je n'ai encore parlé que de \a tacm»x^3ûÀfc.'^^^^^ nanf, comment fauWl organiser le goweTuetx^^^^^^'^^^^

4{8 TBAlTi POUTIQUE.

cratiqae pour qu'il puisse durer î c^est ce que je vais dire*

J'ai appelé gouvernement aristocratique celui qui est dirigé, non par un seul j mais par un certain nombre de citoyens élus parmi la multitude (je les nommerai dorémivant patriciens). Remarquez que je dis un certain^ nombre de citoyens élite. En effet, il y a cette différence principale entre le gouvernement démocratique et Taristocratique, que dans celui* ci le droit de gouverner' dépend de la seule élection , tandis que dans Fautre il dépend 9 comme je le montrerai, au lieu convenable , soit d'un droit inné, soit d'un drcût acquis par le sort ; et par conséquent, alors môme que dans un État tous les citoyens pourraient être admis à entrer dans le corps des patriciens^ ce droit n'étant -pas héréditaire et ne se ti*ansmettant pas à d'autres en vertu d'une loi commune, l'État ne laisserait pas d'être aristocratique, et cela parce que nul n y serait reçu parmi les patriciens qu'en vertu d'une expresse élection. Maintenant, si vous n'admettez que deux patriciens, l'un s'efforcera d'être plus puissant que l'autre, et l'État risquera, à cause de la trop grande puissance de chacun d'eux, d'être divisé en deux factions, et il risquera de l'être en trois, quatre ou cinq factions, si le pouvoir est entre les mains de trois, quatre ou cinq patriciens. Les factions, au contraire, seront plus faibles à mesure qu'il y aura un plus grand nombre de gouvernants. D'où il suit que pour que le gouvernement aristocratique soit stable, il faut tenir compte de la grandeur de l'empire pour déterminer k minimum du nombre des patriciens,

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