‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 43 sur 109 · I BOI · texte numérisé non relu

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piiidence vou$ gardera, iï Toui cela est parfaîtemf nt d*ac^ cord avec la srionce natur^îlie ; car ce û^est qu^après avok^ 1 comiu la nature des choses et iléjà goûté reîEcenence d$ la Fcif-^nce qu'il *ist possiblû de poser los bnses de la mo-' raie et do coniprcndre la vérilabic vertu. Nous pouvons également coafirmer par les paroles de Salomoa ee principe, que le bonheur et la tranquillité do riiotnme vonù à la cullurc de Tintelligence dépendent moins de lafo^ tuiiû (e'est-a'dire du secours extr'^riour de Dieu) que de sa %^ertu iut(fTieure (c'est-à-dire du secours îutt^rieur de Dieu), en d'autres teruies, que c'est surtout par k vigilance, Tactioa et le bon conetiil qu'il parvient à se cmserver.

Je ne dois point passer ici sous silence un passage dtr Paul, dans le chap, i", vers. 20, de VEpîfre aux Hùmam, où il est dit (je me sers de la traduction donuce par 'fit* mellius d'après le texte syriaque): % Les profondeurs m'^ visiùies de Dieu, sa pmstionee et sa divinité éhrmlln, s('nt SmemwB visil^le» dam ses créât um depuis le commtncevmi du monde, et aimi ceux qui ne les mîent pas smit inrscu sabîeê, i> C'est dire, ce me semble, asseye claîremeut que tout homme comprend par la lumière naturelle la fOfC* j et la divinité étenicîles de Dieu, et peut déduire de wït* connaissance ce qu'il doit faire et ce qu'il doit ôvil^tfd'où Paul tire la conclusion que tout homme qui ne ^éi j point cette lumière est inexcusable et ne peut pn' son Ignorance. Or il en serait tout aulrerncnl .entendait parler d'une connaiSÊance su."naturellê de I de la passion et de la résurrection du Christ seloa] chair» et autres vérités semblables» Aussi le voyouaH poursuivre en ces termes (vers, 24) : n Cest pou Dieu les a aàandojiîm à f immonde mncupi$cenc€ et i cmur, » Et il continue ainsi jusqu'à la tin du cb décrire lea vices qui naissent de Tij^uorance cl Bont la punition. Or cette doctrine s'accorde à merrd

ec ecjiroverbe de Salonion d^jîVcitê [ehap. xvi; ver*.î

te supplice des esprits aweiigté*, c'ese

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«^. » Il n'y a donc rion de surprenant dans la pensée Paul que les méchants sont inexcusables. Chacun en t recueillera suivant ce qu'il aura semé; du mal sornécessairement le mal, si le coupable ne se corrige; n bien sortira le bien, si celui qui l'accomplit y per- 5. Concluons enfin que les saintes Écritures reconisent pleinement :,t la lumière naturelle et la connaisse qu'elle nous donne de la loi divine. C'était tout jet de ce chapitre.

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