‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 55 sur 109 · THEOLOGICO-POLITIQUE · texte numérisé non relu

THEOLOGICO-POLITIQUE

exposer tous ces points avec méthode, revenons snr le véritable but de toute rÉcrîture ; cela nous donnera la vraie règle pour déterminer la foi. Nous avons dit dans le chapitre précédent que le seul but de TÉcriture est d'enseigner l'obéissance; et c'est une vérité que personne ne peut mettre en doute. Qui ne voit en effet que les doux Testaments ne sont, l'un et l'autre, qu'une doctrine d'obéissance^ et qu'ils n'ont pas d'autre but que d'inviter [es hommes aune obéissance volontaire ? Car, sans reve- DÎr sur ce que j'ai démontré dans le chapitre précédont, ie dirai que Moïse n'a point cherché à convaincre les braélites par la raison, mais qu'il s'est efforcé de les lier jar un pacte , par des serments et-par des bienfaits; enmite il a menacé de châtiments ceux qui enfreindraient les lois, tout en invitant le peuple , par des récompenses, i leur obéir. Or tous ces moyens sont bons pour inspirer l'obéissance , et nullement pour donner la science. Quant à l'Évangile , sa doctrine ne contient rien que la Toi simple, savoir, croire à Dieu et le révérer, ou re qui revient au même , obéir à Dieu. Il n'est donc pas besoin, pour démontrer une chose très-manifeste , d'accumuler ici les textes de l'Écriture qui recommandent l'obéissance et qui se trouvent en grand nombre dans les deux Toslaments. Ensuite cette même Écriture enseigne trôs-claireraunt, en une infinité de passages, ce que chacun doit faire pour obéir à Dieu; toute la loi ne consiste qu'en cet unique point : notre amour pour notre prochain ; ainsi personne ne peut douter qu'aimer son prochain comme soi- mémo, sinsi que Dieu l'ordonne , c'est effectivement obéir et être lieureux selon la loi , et qu'au contraire le dédaigner ou le haïr, c'est tomber dans la rébellion et dans l'opiniàtielé. Enfin tout le monde reconnaît que l'Écriture n'a pas été écrite et répandue seulement pour les doctes , ^ais pour tous les hommes de tout âge et de toute con- ^tion. Et de ces seules considérations il suit U'ès-<^Nvdemmentque VÉcritare ne nous oblige dô crovce\i \\^^ ^oire chose qu'à ce qui est absolumeut nèees^^w^ ^om^

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exécuter ce commandemeat. Ainsi ce caminflndftmeiitart Taniqae règle de toute IaI(tteaihoIiqae,Je Banl mofeo de détenniner tous les dogmes de la UA jftQzqàdfl ehaenn est tenu de se conformer. Puisque cela est très-èndeiit et que tout ie reste en découle, que Ton réfléchissa: ment il a pu se faire que tant de dissensions, se élevées dans l'Église , et s'il a pu y avoir d'anires de ces troubles que celles qui ont été «posées dflMla commencement du chapitre tn. Ce sont aussi eefi mtOM causes qui me portent à exposer de quelle façon on pot déterminer lés fondements de la foi d'après la règ^qa vient d'être découverte; car si je n'aboutissais i aarai résultat précisât déterminé^ on croirait àbo^drcùtqBe je n'ai guère avancé la question, puisque chacun poainit introduire dans la religion tout ce qu'il voudrait, SQUSf prétexte que c'est un moyen qui le dispose à l'qlbéii* sance; et cette difficulté se fera surtout sentir qnândU s'agira des attributs divins. Donc , pour traiter avec ordre ' le sujet tout entier, je commencerai par la détermination exacte de la foi , qui, d'après le fondement que j'ai posé, doit être ainsi définie : la foi consiste à savoir sur Diea ce qu'on n'en peut ignorer sans perdre tout sentiment d'obéissance à ses décrets, et ce qu'on en sait nécessaire- ^ ment par cela seul qu'on a ce sentiment d'obéissance. Cette définition est assez claire, et elle dérive assez évidemment des explications précédentes pour n'avoir besoin d'aucune démonstration. Mais j'exposerai en peu de mots les conséquences qui en résultent , savoir : T çpe la foi n'est point salutaire en elle-même, mais seulement en raison de l'obéissance, ou, comme le dit Jacques (cliap. Il, vers. 17) , que la foi, à elle seule et sans les œuvres, est une foi morte; voyez à ce sujet tout le chapitre II do cet apôtre ; 2° il s'ensuit que celui qui«st vraiment obéissant a nécessairement la io\ \raie et salutaire; car ^ respiit d'obéissance imçVic\]aeTifec.ft^?»^vt^t£v^^\.\:^^^T&.^^ foi, comme le déclare e^içtcbs^èmcûX. \ft m^^s^'^ «î^ (chap. II, vers. 18) par ces çatoYe^ ^ Mcy^Ara-tw*^ ^^

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leiiw les œuvi'eSy et je te montret^ai ma foi d*aprh mes œuv7 vs. Et Jean, dans VFpUi^ I (chap iv, vers. 7, 8), s'exprime ainsi : Celui qui aime (à savoir, le prochain) est né de Dieu et ilconnaif Dieu; mais celui qui n'aime pas ne connaitpa. Dieu, car Dieu est charité. 11 s'ensuit encore que nous nr. pouvons juger qu'un homme est fidèle ou (iu'il ne Test pas , si ce n'est par ses œuvres, c'est-à-dire, que celui dont les œuvres sont bonnes, quoiqu'il diffère par ses doctrines des autres fidèles, ne laisse pas d'être fidèle, et que si f au contraire , ses œuvres sont mauvaises , il est infidèle, quoiqu'il accepte et professe l'opinion i*cçue. Car là où se trouve l'obèissauce , lÀ se rencontre nécessairement la foi; mais la foi sans les œuvres est une foi morte. C'est encore ce qu*onseigne expressément le même apôtre an verset 13 de ce môme chapitre : Par là iwus connaissons, dit-il , que nous demeurons en lui et quil demeure eti HOuSj parce qu'il nous a fait participer de son esprit , c'està-dire parce qu'il nous a donné la charité. Or il avait dit auparavant que Dieu est cliarité : d'où il infère (d'après ses principes, universellement admis de son temps) que quiconque a la charité a véritablement l'esprit de Dieu, n y a plus : de ce que personne n'a vu Dieu, il en condnt que personne n'a le sentiment ou l'idée de Dieu que par la charité envers le prochain , et par conséquent que personne ne peut connaître d'autre atti'ibut de Dieu que cette charité en tant que nous y participons. Que si ces nùsons ne sont pas péromptoires, elles expliquent cependant avec assez de clarté la pensée de Jean ; mais on trouve une déclaration plus explicite «mcore dans la même. EpUre (chap. ii, vers. 3, 4), où il enseigne très-expressément ce que nous voulons établir ici : Et par là , dit-il, ^^f^ savons que nous le connaissons^ si nous gardons sescom- ^f^ndemenfs. Celui qui dit : Je le commis, et qui ne garde P^ ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est i^int en lui. D'où il suit encore que ceux-là sont ï^^^Ua- ^^t des antechrists gui poursuivent \viâ\\oti\\(ïVvi?*^^'o&> 9Uiîs do Jajustien, parce au 'ils sont eu dissiiuMvwviviX. ^^^^

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eux et ne di^fendent pas les mômes dogmes. Car nous ne connaissons les fidèles qu'à cette marque, qu'ils aiment la justice et la charité ; et celui qui persécute les fîdèles est un antecbrist. Il s'ensuit enfin que la foi ne requiei-t pas tant la vérité dans les dottrines que la piété , c'est-à-dîrc ce qui porte l'esprit à l'obéissance. Alors môme que la plupart de ces doctrines n'auraient pas l'ombre de la vérité,il suffît que celui qui les embrasse en ignore la fausseté ; antrement, il serait nécessairement rebelle : comment, en effet, se pourrait-il faire que celui qui veut aimer la justice et cherche à obéir à Dieu ador&t comme divin ce qu'Usait être étranger à la nalure divine ? Cependant les hommes peuvent errer par simplicité d'esprit , et l'Écriture ne condamne pas Tignorance, mais seulement TobstlnaticHi, ainsi que nous l'avons déjà fait voir; cela résulte même nécessairement de la seule définition de la foi, dont tontes les parties doivent se tirer de la règle universelle que nous avons déjà rxposée et de l'unique objet de toute l'Écriture, à moins qu'il ne nous convienne d'y mêl«T nos propres idées. Or ce n'est point expressément la vérité que cette définition exige , mais des dogmes capables de nous porter à l'obéissance et de nous confirmer dans l'araour du prochain , et c'est seulement avec cette disposition d'esprit que tout homme (pour parler avec Jean) c?t en Dieu , et que Dieu est en nous. Ainsi , puisque la foi de chacun ne doit être réputée bonne ou mauvaise qu'en raison del'obéissance ou de l'obstination , et non par rapport à la vérité ou à l'erreur, et que personne ne doute; que généralement les esprits des hommes ne soient si divers que , loin de tomber d'accord sur toutes choses , ■ ils ont au contraire chacun leur opinion (car la môme chose qui excite en l'un des sentiments de piété porte l'autre à la raillerie et au mépris), il s'ensuit que les dogmes qui peuvent donner lieu à controverse parmi les honnêtes gens n'apparliennent en aucune façon à la foi cnihoUqiiQ ou universelle. Ç»^t^Çi^^^^ùs>v^Çk^m^'à^^x!iS<î.^t être bons pour les uns el mgL\x\^va»^o>\^\^"à ^\i\.\^'^^^^'«*'

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qu'on ne doit les juger que par les œuvres qu'ils pradoisent.

Il ne faut donc comprendre dans la foi catholique que les points strictement nécessaires pour produire Tobéissanceà Dieu, ceux par conséquent dont l'iîi;norance conduit nécessairement à Tesprit de rébellion ; pour les autres, chacun, se connaissant soi-môine mieux que personne^ en pensera ce qu'il lui semblera convena])le, selon qu'il les jugera plus ou moins propres à le fortifier dans l'amour de la justice. C'est le moyen, je pense, de bannir toute controverse du sein de l'I^gUso. Maintenant je ne crains plus d'énumérer les dogmes de la foi universelle, ou les dogmes fondamentaux de rKcriture, lesquels (comme cela résulte très-évidemment de ce que j'ai exposa dans ces deux chapitres) doivent tous tendre à cet unique point, savoir : qu'il existe un Être suprême qui aime la justice et la chai ité, à qui tout le monde doit obéir pour être sauvé, et qu'il farut adorer par la pratique delà justice et la charité envers le procliain. On détermine ensuite faeilemeut toutes les autres vérités, savoir : i^^qn'U y a un Dieu, c'est-d-dire un Être suprême, souverainement juste et miséricordieux, le modèle de la véritable vie ; car celui qui ne sait pas ou qui ne croit pas qu'il existe ne peut lui obéir ni le reconnaître comme juge; i* qu'il est unique, car c'est une condition, de l'aveu de tout le monde, rigoureusement indispensable pour inspirer la suprême dévotion, l'admiration et l'amour envers Dieu ; car c'est l'excellence d'un être par-dessus tous les «Qtres qui fait naître la dévotion, l'admiration et l'amour; 3* qu'il est présent partout et que tout lui est ouvert ; car &i l'on pensait que certaines choses lui sont cachées, ou *iron ignorait qu'il voit tout, on douterait de la perfection de sa justice, qui dirige tout; on ignorerait sa justice elle-même; 4° qu'il a sur toutes choses un droit et une autorité suprêmes; qu'il n'obéit jamais ù une autociUi étrangère, maîa qu'il agit toujours en \et\.\îL ^^ «^ww *ûwft/ hon plaiidi et de sa grâce singuVifet^i \ cat \«\x^\^^

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hommf^s sonl tonus absolument de lui obéir, est tenu envers personne ; 5* qun le culte de I l^obêissanee qu'on lui doit ue consistent qu*? dan?

^-tice et dans la cbaiité, c'est-à-dire dans Taraour cl cbaia; 6^ que ceux qui, en vivant ainsi, obéissent i sont sauvés, taudis que les autres qui vivent soui pire des voluptés sont perdus; si, en effut, les h ne croyaient pas cela ferniemtïnt, il n'y aurait ] raison pour eux d'obéir à Uif^n plutôt qu'à rami plaisirs ; 7" eniin^ que Dieu remet leurs pécbés â C( se repentent, car il n'est point d'Uomnie qui ne ] car si cette réserve n'était établie, cbacun désesp de son salut, et il n'y aurait pas de raison d% eroi miséricorde de Dieu ; mais celui qui croit cela fermi savoir, que Dieu, en vertu de sa grâce «t de la i corde avec laquelle il dirige toutes choses, pardo pécbés des hommes, celui, dis-je, qui pour cette s'enflamme de plus en plus dans son amour pou! 3elui-là connaît réeliement le Christ selon Fespn Christ est en lui* Or personne ne peut ifçnorerque ces choses ne soient rigoureusement nécessaires naître pour que tous les hommes, sans exceptiot sent obéir à Dieu, d'après le précepte de la loi qi3 avons expliqué plus haut; car ôterde ces choses i point, c'est aussi ôter robéissance. D'ailleurs, qi) que Dieu, cVist-à-dire ce modèle de la véritable vie feu, esprit^ lumière, pensée, etc.?..- cela ne regai la foi, pas plus que de savoir par quelle raisot le modèle de la véritable vie : si c'est, par exemple qull a un esprit juste et miséricordieux» ou par tontes choses ojîisteut et agissent par lui, et cuasi ment que c'est par lui que nous entendons et par nous voyons ce qui est vraii bon et juste \ pec i ce que chacun pense de ces problèmes. Ce n'est | plus une atraire de foi que de croire si c'est par ( ou par puissance que DVeu esl^aiWxiX^^l ^\^K libi

ou par mii^ uéccssVlè de ^^'a^^xmv^'\^\<\^^\

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I prescrit les lois en tant qua prince, ou s*il les enacigtie eomme des vérités éteraelles , si c'est en vertu de son

! libre arliitre ou par la nôcessité du décrol tlivin que riiomme obéît à Uit^u, et enfui si la récoinpuusn des bons et le clKilîrnPTït des méchunts sont quelque chose de naturel ou de siirnaturd. Pûnr ces questions et pour d^outraâ semblables, peu importe à la foi, je le répète^ dans quelque sons que rbaeun les eomprenne, pourvu toutefois que Ton n'en preune pai prétexte pour s'autoriser davantage dans le péelié ou ponr obéir moins strie* temeut a Dieu. Il y a plus : c'est qu:e chaain, comme nous ravoTis déjA dit, doit mettre h sa portée ces dû|çmcs de la foi, et les interpréter de manière à pouvoir plus facilement leâ emljrasser sans hésitation et avec une adhésion pleine et entière, de sortti qu'en conséquence il obéisse à Dieu de tout son cantr* Car de même que la foii ainsi que nous Tavons déjà dit^ fut anciennement révélée et écrite selon l'esprit et les opinions des prophètes et du peuple de cet âge, ainsi chacun aujourd'hui est tenu de l'approprier à ses opinions, pour l'embrasser sans répugnance et sans aucune bésitaiion; car nous avons fait voir que la foi ne demande pas tant la %'èrité que la piété, et qu'elle n'est pieuse et salutaire qu'en raison de rohéis* suncCî et conséquemmentqne personne n'est fidèle qn*en raison de rohéissance. Aussi ce n'est pas nécessairement celui qui expose les meilleures raisons qui fait preuve de la toi ïa meilleure, mais bien eelui qui accomplit les meilleures osuvres de justice et de charité. Je laisse à juger à tous de la bonté de celte doctriue, combien elle est salutaire, curubien elle est nécessaire dans un Étal pour que les hommes y vivent dans la paix et la concorde, enfin combien de causes fiçraves de troubles et de crimes elle détruit jusque dans leurs racines, Ktici^ avant d'aller plus loin» il est bon de remarquer qu'avec les explications domiées toutàrUeure nouspouvoui^ iacilemeot résoudre les objections que nous nous somme.» proçci^feias tiiâ^t^^pitre f, quûmi nous avons fait mentiou àe tfveu ^\it\asâ

aux ï.«srat^lites du haut du moTit Sin!^\ Car, qnoK(iîe ce voix que les I^^ra élites entendirent n'ait pu donri?r à hommes aucune certitude phUo.^ox*lûqîie ou matht maliq de Fca^istence de Di^u, elle suffisait cepeniîant jour ravir en admiration, sf^lon Tidée qu'ils avaient eue i Dieu aui^iraTant, et pour les porter à rohuls&aneef qui était d'ailleurs le but de ce merveilleux spcctacté. eûfef, Dimi n'avait pas rintenlion d^instruire les ïî>ra des attributs absolus de son essence (car, à ce mon il ne leur en révéla rien), mais de dompter leur esp opiniâtre et dc^ les réduire à l'ob^issânee ; ausêi uVst^ pas arec dus raisons qu^il tes a1>ordB« mais au bruit < trompelte'ï, au fracas du tonnerre et anx éclain de I foudre (Voyex Exmk^ cliap . xx, vers, 20)*

li nous reste à faire voir enflu qu'entre la foi «Ht! théologie et la phdosophie il n'y a aucun eomm(?rr«1 aucune aftinîté ; et c'est un point que ne peut iguo quiconque connaît le but «t le fondement de ces d« puîssance.s, qui certainemeut sont d'une nature tùm ment opposée* Car \^ philosophie n'a poar but qoe| vérité, taudis que la foi, comme nous Tavong ?iini|j damment démontré, n'a en vue que TobéUsance etj piété. Ensuite les fondements de la philosophie ôonti EOttons communes, et eile*môme ne doit être puisée < dans la nature, tandis que les fondements di3 la foii les histoires et la langue, et elle-même no doil être ^ chée que dans l'Érritui'O et dans la révékitiinj nous Tavons fait voir au chapitre ra, \insi la foi â tout le monde la liberté pleine et entière de plûl« 4 son gré, afin que chacun puisse sans ciimc pensiTl toutes choses ce qui lui semble convenable; die nt i damne comme hérétiques et schisiuatiqneâ que i enseigneutdesopînitins capables de porter a la k la haine y aux disputes et 4 la eolènt ; A\i% n« rép fidèles que ceux qui conseillent, de toute la force de i* tmmn i*t de leurs faeuUé?^^ V^s^i^jnt do justice et Uc ( Kôflii, puisque las \dêea<\u^\\^m ^ti.^q^q^^ \d v»t l

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principal but de ce Traité^ noas voulons, avant d'aller plus loin, prier et supplier le lecteur de lire avec la plus grande attention ces deux chapitres, de ne pas se lasser de les méditer; nous voulons surtout qu'il soit persuadé que nous n'avons pas écrit dans Tintcntion d'introduire des nouveautés, mais pour détruire des abus que nous espérons voir enlîn disparaître.

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