La condition d'un État se dét^TOÙTi^ a\%^\s^€S
380 TRAITÉ fOUTIQUB.
son rapport avec la fin générale de l'État qui est la paix et la sécurité de la vie. Par conséquent, le meilleur Etat, c'est celui où les hommes passent leur vie dans la emicorde et où leurs droits ne reçoivent aucune atteinte. Aussi bien c'est un point certain qae les séditions, les guerres, le mépris ou la violation des lois doivent être imputés moins à la méchanceté des sujets qu'à la mauvaise organisation du gouvernement. I^es hommes ne naissent pas propres ou impropres à la condition sociale, ils le deviennent. Remarquez d'ailleurs que les passions naturelles des hommes sont les mêmes partout. S donc le mal a plus d'empire dans tel État, sll s'y commet plus d'actions coupables que dans un autre, cela tient trèscertainement à ce que cet État n'a pas sufiSsamment pourvu à la concorde, à ce qu'il n'a pas institué des Um sages, et par suite à ce qu'il n'est pas entré en pleine possession du droit absolu de l'État. En effet, la ooiidition d'ime société où les causes de sédition n'ont pas été supprimées , où la guerre est continuellement à craindre , où enfin les lois sont fréqununent violées, une telle condition difière peu de la condition naturelle où chacun mène une vie conforme à sa fantaisie et toujours grandement menacée.
3. Or, de même qu'il faut imputer à l'organisation de l'État les vices des sujets, leur goût pour l'extrême licence et leur esprit de révolte, de même c'est à la vertu de l'État, c'est à son droit pleinement exercé qu'il faut attiibuerles vertus des sujets et leur attachement aux lois ( comme cela résulte de Tarticle 15 du chapitre u). C'est pourquoi on a eu raison de regarder conmie la marque d'un mérite supérieur chez Annibal qu'il n'y ait jamais eu dans son armée aucune sédition *.
4. Un État où les sujets ne prennent pas les armes par ce seul motif que \a ctaitite les paralyse, tout ce qu'on en peut dire, c'est qu!*\V ii a ^^^\^ ^vv&Yt^ ^\si^^ \i(ia ça?