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Voyez Novum Organum, lib. i, aph

322 LETTRES DE SPINOZA, ele.

maio , et, par conséquent, qu1l est également impossible de con— eevoir la volonté comme cause de telle ou telle volltion que l'humanité comme cause de Pierre ou de Paul. Or donc, puisque la volonlé n'est qu'un être de raison, et qu'on ne peut dire qu'elle soit la cause de telle ou telle volition, puisque les volontés particulières ont besoin pour exister d'une cause, et ne peuvent en conséquence être appelées libres, mais sont nécessairement telles que leun^ causes les déterminent à être ; enfm, puisque, selon Descartes luimôme, les erreurs elles-mêmes sont des volilions particulières, il s'ensuit nécessairement que les erreurs, c'est-à-dire les volonti's particulières qu'on appelle de ce nom, ne sont pas libres, mais sont déterminées par des causes extérieures et nullement par l<i volonté, ce que j'avais promis de démontrer, etc.

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