‹ Œuvres de SpinozaChapitre 139 sur 199 · La XX* des Oj^p. poslh · texte numérisé non relu

La XX* des Oj^p. poslh

LETTBE YIIP.

miPONSB A U PIÉGÉOimS.

 MONSIEUR HENRI OLDENBURG»

B. D£ SPINOZA

MoNsntJtt^

J'ai reçu samedi dernier votre bien courte lettre, datée du 46 novembre. Vous vous bornez à m'indiquer les passages du Traité théologico-politique qui ont arrêté les lecteurs. J'avais espéré savoir en outre quelles sont les doctrines qui leur ont semblé, comme vous m'en aviez prévenu, ruiner la pratique de la piété. Mais pour vous dire toute ma pensée sur les trois points que vous avez marqués, je ne vous cacherai pas, en ce qui touche le premier, que j*ai dans l'âme une idée de Dieu et de la nature fort différente de cette que les Nouveaux chrétiens ont coutume de défendre. Je crois, en eliét, que Dieu est la cause immanente de toutes choses, comme on dit, et non la cause transitoire *. Je le déclare avec Paul : « Nous sommes en Dieu et nous nous mouvons en Dieu *. i Ce que croyaient aussi tous les anciens philosophes, bien que d*une autre façon. J'ose môme dire que c'a été le sentiment de tous les anciens Hébreux, ainsi qu'on le peut conjecturer de certaines traditioos,

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