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42r. LETTRES DE SPINOZA, etc.
que vous me parliez à cœur ouvert, soit que vous teniez votre pensée secrète, croyez que mon affection pour vous reste inaltérable.
Ce qui me fait désirer particulièrement l'explication de la difficulté que je vous propose, c'est que j'ai remarqué, dans mes études mathématiques , que Ton ne déduit jamais d'une chose quelconque prise en soi, c'est-à-dire, de la définition de cette chose, qu'une seule propriété ; et si l'on veut connaître plusieurs propriétés de la chose en question, il devient nécessaire de la comparer avec d'autres choses ; car alors , par le rapprochement de ces diverses définitions, on découvre des propriétés nouvelles. Par exemple, si je considère la circonférence d'un cercle en elle-même : tout ce que je puis ss^voir, c'est qu'elle est partout semblable à elle-même , c'est-à-dire parfaitement uniforme, ce qui la distingue essentiellement de toutes les autres courbes ; mais je nQ puii ricn dire de plus. Maintenant, si je viens à comparer cette circonférence à d'autres lignes, aux rayons du cçrelo, par exemple, ou à deux lignes qui •e coupent, ou à d'autres enopre, je découvrirai alor^ un certain nom* bre de nouvelles propriétés, Or, tout cela me semble par trop d'ac* eord avec la Propos. XVI' \ de l'Éthique, qui est peut-être la plus importante de tout le traité ; on y prend pour accordé quo de la définition d'une chose quelconque se déduj^en^ un oertaja nombre de propriétés qui lui appartiennent Qéoes^airement : ce qui ipe pa-»raft impossible, tant qu'on m compare pa^ la qbose définie à d'au* très objets. Voilà, Monsieur, ce qui m'empèph^ de concevoir comment d'up neui attribut considéré 9n &oi, savoir, retendue, pp peut faire sortir la variété infinia de^ corp9>
Que si vous estimez que cette variété w déduit, poo pas d'un seul attribut considéré en poj, mais de tous 1^ attribqta de Dieu pris ensemble, je vous prie de m'expliqqer ce que je dois pewer sur ne point, et pomment la cho^e se peut concevoir. Agréas....
Paria, as jHiBlffre.