A MONSIEUR ALBERT BURGH
MONSIEUB ,
Je ne pouvais croire ce qu'on me disait de vous; mais, après la lettre que vous m'écrivez , il faut bien que je me rende, et je vois aujourd'hui non-seulement que vous êtes entré dans l'Église romaine , mais qu'elle a en vous un très-zélé défenseur, et que vous avez appris à son école à maudire vos adversaires et à vous déchaîner contre eux en mille violences. J'avais d'abord résolu de ne rien répondre à tout cela, convaincu que le temps, mieux que la raison, vous ramènerait à vous-même et à vos amis; sans parler d'autres motifs que je me souviens que vous approuviez jadis, quand nous nous entretenions de l'affaire de Stenon ' ( ce qui ne ' vous empêche pas de suivre maintenant ses traces). Mais quelques amis, qui ont partagé les espérances que je fondais sur votre excellent naturel , m'ayant instamment prié de ne pas manquer en celte rencontre aux devoirs de l'amilié, et de songer à ce que vous