‹ Œuvres de SpinozaChapitre 25 sur 199 · II. L'homme pense · texte numérisé non relu

II. L'homme pense

ni. Les modes de la pensée, tels que l'amour, le désir et les autres passions de l'âme, par quelque nom qu'on les distingue, ne peuvent exister sans qu'il y ait dans l'individu où on les rencontre , l'idée d'une chose aimée, désirée, etc. Mais une idée peut exister sans aucun autre mode de la pensée.

IV. Nous sentons un certain corps affecté de plusieurs manières.

V. Nous ne sentons ni ne percevons d'autres choses singulières que des corps et des modes de la pensée.

Voyez les Postulats qui suivent la Propos. XIIl.

PROPOSITIONS

Phopos. I. La pensée est vm »flribut d& Dieu ; en d'autres termes, Dieu est une chose pensante.

DÉMONSTR. Les pensées particulières , je veux dire telle ou telle pensée, sont autant de modes qui expriment la nature de Dieu d'une certaine façon déterminée (par le CoroU. de la Propos. XX Vy paft. 4). Il faut donc que cet attribut dont toutes les pensées partieidièrei enveloppent le coocept, et par le<mel tonle&soal CGoçties, coBvieaoe nécesëaireaMiiQt à Dieu [par la f)ié[^ V, p/tifU 4 ). Lai pensée est donc »& de» ^ttrib^U iofiaift de Dieu ^ lequet espvime son infinie et éternelle essence [voyez la Déf. VI ^ part. 1 ); en d'autre^; termes, Dieu est une chose pensante. C. Q. F. D.

SciioL. Cette propositioa est également évidente par cela seul ^u'ua être pensaut peut être conçu comme ionni^ Nous eoocevona ea effek qu*UA être pensant» plus il pense de choses » pluâ il cootient de réalité ou de (perfection; par conséquent » un être qui pense une infinité de choses infiniment modifiées est infiDÎ par la vertu pensante qui est en lui. Puis donc qu'à ne considérer que la seule pensée, nom eoncevons un être eomme infini , il fenil néeesBairMAent ( par les Déf» iV et VI ^ part, 1) que la pensée soit un des attributs înQnis de Dieu , comme nous voulions l'établir.

Propos. II. L'étendue est un attribut de Dieu, en d'autres termes. Dieu est une chose éUndue,

Dkmo.nstr. La démonstration de cette proposition se fait de la môme façon que colle de la proposition précédente.

Proi*os. III. Il y a de toute nécessité en Dieu Vidée de son es^ sence , aussi bien que de tout ce qui en résulte nécessairement,

DÉMONSTR. Dieu, en effet (par la Prop. I de cette seconde partie), peut penser une infinité' de choses infiniment modifiées, on (ce qui est la même chose, jmr la Propos. XVI, part. 1 ) former l'idée de son essence et de tout ce qui en découle nécessairement. Or, tout ce qui est dans la puissance de Dieu est nécessairement (par h Propos. XXXV, part. 4), donc il y a nécessairement une telle idée et (par la Propos. XV, part. 1) elle est en Dieu seul. C. Q. F. D.

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