Voyez Lettre II, p. 325 de ce yolame
3. Deux des Aziomes enroyës A Oldenburg sont devenus dans YEthique deux PropoiitioHM. ^ De plus, la K* et la II* des Propositions envoyées A Oldenburg •ont maintenant la V* et la VI* de VEthique.
4. En 1665, Spinoza parlait de YEthiea A Guillaume de Blyenbergh comme d'an ouvrage terminé : Quant eupiditatem ego tn mea Ethica , nondvm édita, in piit 0T Clara, etc. [Opp. posth., Epist. XXXVH.
AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR. t
2"* En 1675 , Y Éthique était entièrement achevée et prête pour le public.
3» De 1661 à 1675. et de 1675 à 1677, YÉ^hique reçut une sorte de demi-publicité , par les copies qui en circulèrent de main en main, sans jamais sortir toutefois d'un cercle assez étroit de disciples et d*amis.
En plaçant le Traité de la Réforme de Tentendement après Y Éthique , j'ai suivi Tordre de toutes les éditions , qui est en même temps Tordre de composition de ces deux ouvrages. Dans le De Intellectus Emendaiione, Spinoza renvoie sans cesse à ce qu'il appelle mea Philosophia , c'est-à-dire à YEthica, Du reste, il paraît qu'il entreprit de bonne heure ce traité sur la méthode, auquel il travailla toute sa vie sans le pouvoir achever, ce qui explique l'obscurité et le désordre qui s'y font partout sentir.
Parmi les lettres contenues dans les Opéra posthuma ^ j*ai traduit, sans exception, je crois, toutes celles qui présentent un véritable intérêt pour la philosophie ou pour son histoire. Les exclusions que je me suis permises portent principalement sur les lettres de certains correspondants de Spinoza dont les pensées sont très-peu intéressantes ; j'ajoute qu'on en sait toujours par les réponses de Spinoza ce qu'il importe d'en savoir. Un mot en finissant sur quelques-uns de ces correspondants.
Henri Oldenburg (né à Bremen , mort à Charlton , près Greenwich , en 1678) a laissé un nom dans Thistoire des sciences , moins par ses travaux d'anatomîe et de physi-
Ti AVKRTÎSSESlENt DU tRADUCTEUR.
({ue, aujourd'hui tombés dans l'oubli, que par ses relations avec Spinoza , avec Robert Boyle , Leibniz , Newton , et la plupart des personnages les plus illustres du xvn« siècle. Son rôle a été , entre les savants , celui d'un intermédiaire toujours empressé , d'un interprète conciliant et officieux , un peu à la façon de Tabbé Nicaise. 11 a traduit en latin plusieurs écrits de Robert Boyle. On verra, par les Lettres que nous donnons au public, qu'il communiqua à Boyle les notes de Spinoza sur le livre De nilro , et à Spinoza les réponses de Boyle. A Londres (où il remplit les fonctions de ministre-résident de la Basse-Saxe), puis à Oxford , il se lia avec les savants qui concoururent à la fondation de la Société royale , dont il fut nommé secrétaire avec Wilkins, à la mort de Guill. Crown.
Louis Meyer, médecin d'Amsterdam, a été, avec Simon de Vries *, le meilleur ami de Spinoza. Spinoza l'appelle dans ses lettres amice singularis, et lui découvre sans réserve le fond de ses sentiments. En février 1677, Meyer vint d^ Amsterdam à La Haye donner ses soins à son ami mourant , et reçut son dernier soupir. On regrette que le bon Colerus» qui raconte ce fait, y ait joint une anecdote assez ridicule, qu'on aime à croire controuvée ^. C'est Louis Meyer qui a publié le Ren. Desc. Princip. more geom. demonstr.^ et en a composé la préface. Il est également l'éditeur des Opéra posthuma, et a mis en latin la préface de Jang Jellis. Le seul ouvrage connu qui lui appartienne en propre est le Philosophia Scripiurœ interpreSy qui a été
l. Voyez nos Lettres XHI et XTV, et Coleras, Vie de Spinoza, p. 21 sqq. •2. C ilcrn'5, 1. 1., p. 46.
AVËRTISSËMEM DU TiUDUCT£LB. vu
souvent attribué à Spinoza. Semler la réf^ditéen 1776, La Haye, in-8^
Guillaume dç Blyenbergh, cet indiscret et prolixe correspondant de Spinoza, adversaire fougueux et dupe sincérité souvent suspecte , était un marchand de Pqrdrecbt , qui abandonna son négoce pour se jeter à corps perdu danç les controverses théologiques. Il publia en 1674, à Leyde, un ouvrage intitulé : La Vérité de la religion chrétienne, plein d'injures contre Spinoza ^ .
La destinée de Jean de Bredenburg, à qui on soupçonpe ? que notre lettre XXII est adressée , est une destinée trèssingulière. Bourgeois de Rotterdam , il vivait dans une ignorance complète des sciences et des disputes , quand il s'émut au bruit du Theologico^politicus ^ et entreprit de le réfuter. Mais on l'accusa de spinozisme , et il paraît qu'en effet , en s'enfonçant dans Spinoza , il était devenu spinoziste malgré lui. C'est du moins le récit de Bayle ', confirmé par Leibniz *. L'ouvrage de Bredenburg portait pour titre : Joannis Bredenburgii enervatio Tractatus iheologicopoUtici; una cum demonstratione geomeirico or dîne disposita : Naiuram non esse Deum ; cujus effati contrario prœdictus Tractaius unice innititur, Rolerodami ^ 1675, in 4».
Isaac Orobio, autre correspondant présumé de Spinoza °, est connu pour avoir pris une part active aux controverses
1. Voyez Colerus, 1. 1., p. 32 sqq. — Brucker, Hisl. erit. Philos. y t. iv, p. 2. — DcMurr, Adnot. ad Tract., p. 19.