‹ Œuvres de Victor Cousin (volume 2)Chapitre 32 sur 141 · AMB · texte numérisé non relu

AMB

94 FRAGMENTS PHILOSOPHIQUES

Nous n'obienons pat Tabsolu ni le nécessaire en soi , mais rirrésislible.

De même que le professeur n'a pas cherché à déterminer rigoureusement le noml»'e el Tordre des principes nécessaires , il ne cherche à déterminer ni Torigine de tous ces principes , ni leur dépendance , ni les diverses facultés h Texercice desquelles ils sont attachés.

Il ne cherche pas non plus à décrire les faits primitifs internes avec toutes les circonstances qui les accompagnent.

Cependant il a reconnu Torigine des principes nécessaires de substance , d*unité , de causalité , et de causes finales , parce qu'on avait décrit spécialement les caractères actuels de ces principes, et parce qu'ils embrassent et constituent toute la vie intellectuelle.

FAFTS PRIMITIFS CTTERTŒS.

cojrnifGBirr.

lo AfTcctlon ou rolillon et en général DiodlDcatlon délernil- Dée I rapport : moi.

2e Succession de passions ou de Totlllons et en général pluralité déterminée; rapport : moi identique et un.

8«PaH volontaire et en général effet voulu déterminé ; rapport :

pouvoir et vouloir du moi.

4« VoUiiim intenlloiinelle et en/ général direction déterminée dul l'Uiivoir voiuntairCf c'est-â-dire j moyen déterminé; rapport : Ûnj déterminée.

SICISSAIBB.

i élimination de la modification et du MOI ; dénagemeDt du rapport nécessaire d'attribut à sujet.

r ftliminalion de la pluralité déi terminée et du moi identique et un ; dégagement du rapport nécessaire de pluralité A unHé, de i succession A durée.

[ Élimination de Peffet voulu déterminé et du moi; dégagement du rapport nécessaire de cause A effet.

élimination du niAy«*n et de la An déterminée ; dégaKement du rapport nécessaire de moyen A fin.

Le principe d'identité se rattache au principe des substances, comme le principe dlntentionnalité se rattache à celui de causalité. Csuractère de cette dépendance.

L'absolu étant avant nous , nous domine primitivement, sans nous apparaître primitivement dans sa forme pure, et nous force d'abord de concevoir, sous une qualité déterminée , un être déterminé , qui est le voi ; hypothèse naturelle. Mais aussitôt que le rapport nous a été suggéré par la force de l'absolu dans un concret primitif déterminé , dont le moi est un des termes , il se dégage du moi , nous apparaît sous sa forme pure et dans son évidence universelle qui explique et légitime l'hypothèse primitive. Il en est de même de la manifestation de l'identité du moi par le principe d'unité dans la mémoire.

La manifestation primitive de l'existence du moi et de sa durée dans la conscience et la mémoire par les principes absolus de substance et d'unité , est le lien primitif qui joint l'ontologie à la psychologie , et la première lumière qui éclaire l'objectif dans le subjectif.

Page 1