MATIÈRE ET DIEU
Ame.
I^'àme , ou le moi réel et substantiel , est objective : car elle ne tombe pas sous l'œil de la conscience. Examen de l'opinion qui fait du moi un phénomène ou une succession de phénomènes.
Ld connaissance de l'àme ou du moi réel et substantiel est le réstdtat de l'applicaiioa du principe des substances.
Application primitive et non pas logique , qui donne un être déterminé , réel , moi ; fait primitif composé d'une modification individuelle, d'un moi, et d'un rapport individualisé dans ses deux termes, mais qui enveloppe un rapport fondamental et essentiel entre toute modification et tout être.
Distinction du jugement primitif conforme aux lois naturelles de tout jugement , et du jugement logique partant d'un principe logique, c'est-à-dire indéterminé, pour arrivera une conséquence logique et indéterminée.
Le moi identique et un nous est manifesté par un jugement qui intervient dans la mémoire, comme le moi par un jugement qui intervient dans la conscience.
Examen de l'opinion qui fait apercevoir le moi identique et un par la conscience.
Le jugement primitif d'identité enveloppe le rapport absolu de pluralité à unité, de succession à durée.
Matière.
Le principe de causalité , recueilli dans un fait primitif de conscience et devenu principe absolu , nous fait concevoir dans certains cas des causes extérieures. L'intervention de la perception nous manifeste, pour ainsi dire, le comment de ces causes, savoir l'étendue. Le principe des substances , recueilli dans le fait primitif du MOI, et devenu principe absolu , nous so^ère nécessairement la conception d'un être réel mais indéterminé sous l'étendue, qui nous apparaît alors comme la qualité première d'une substance que nous appelons matière.
Les causes externes , c'est-à-dire les qualités de la matière , varient ; mais le principe d'identité et d'unité recueilli dans le jugement de la mémoire , et devenu principe absolu , nous suggère nécessairement la conception d'un être identique au milieu des variations de CCS quaUtés.
PROGRAMME D*UN COURS DE PHILOSOPHIE
La pereqplion a été soppotée el non démontrée comme principe intermédiaire nécei8aire.
Dieu,
L'expérience ne permettant pas d'attribuer à la matière la causalité intentionnelle , et ne loi laissant qoe des pouvoirs ou forces physiques , les principes de causalité et dlntentionnalité persistent, et, aidés par le principe d'unité , nous font placer la causalité et rintentionnalité véritable dans une seule cause suprènne que le principe des substances nous fait concevoir comme un être réel et substantiel , lequel est Dieu.