MATIÈRES CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME
Afit des édilcurt
PlBmkBB LBÇON.
M ATfiac ou Gouftt : lotroductioo à l*hitloire géoérale de la pbikwophie. — Soin »b cbttb msaiiRB icçon : Établit- •ement de ce point , que la philosophie est un besoin réel , et nn produit nécewaire de Peipril humain.— Éonmération des besoins fondamentaux de Pesprit humain , des idées générales qui fooTement son activité : I» Idée de ViitUe, sejeeees mathématiques et physiques, industrie , économie politique; 9* Idée au Juste, société civile, Étal, jurisprudence; 3» idée du hetni, Part; 4» idée de Dfeu, religion, culte : 0^ de la réflexion, réalité et nécessité du besoin et do lait qui sert de fondement à la fihilosophie. — La philosophie, dernier développoment et dernière forme de la pensée -^ La philo«opble, source de toute lumière. — Suprématie de la philosophie. — Sa tolérance; ne détruit rien , nceepto tont et domine looL -- Son rapport avec la cîTilisation du six* siècle. — Indication du sujet de la prochaine leçon. 6
DECXliOlE LEÇON.
Récapitulation de la dernière leçon. Sujet de celle-ci : VériAcatiott des résultats psychologiques par llilstoire. La philosophie a-t-elle en une existence historique, et quelle a été cette existence? — l* Orient. Son caractère général. Naissance de la philosophie; H^ Grèce et Rome. Leur caractère général. Déreloppemeni de la philosophie. Socrate; S* moyen àgcScolastlque; 4« philosophie moderne. Deseaftcs; 5« éiat actuel de la philo>o|»hie. Vues sur revenir. Conchision : que la philosophie n*a manqué à aucune époque de IMiomanité; que son rôle s*est agrandi d*époqne en époque, et qu*elie tend à devenir sans cesse une portion plus considérable de l*bistoire 11
T10I8IÈHB LBÇON.
Récapitulation des deux dernières leçons. Uo mot snr la méthode employée. — Sujet de celte leçon : appliquer à rhistoire de la philosophie ce qui a été dit de la philosophie.—1» Que rhistoire de la philosophie est nn élément spécial et réel de l*histoire universelle, comme rhistoire de la législation, des arts et des religions. — 9o Que rhistoire de la philosophie est plus claire que toutes les autres parties de rhistoire, et qu*elle en contient rexplication. Démonstration logique. Démonstration historique. Explication de la civilisation indienne par la philosophie. Bhagavad-Gita. Grèce. Explication du siècle de Périclès par la philosophie de Socrale. Histoire moderne. Explication du xvi« siècle par la philosophie de Descartes. Explication du xviiu siècle par la philosophie de Coud il lac et d*Helvélius. — S« Que rhistoire de la philosophie vient la dernière dans le développement des travaux historiques , comme la philosophie est le dernier degré du développement intérieur de Pespril, et du développement d*nne époque.» Rapport de Phistoire de la philosophie à Ph stoire en général. En Orient pas d*hisIoire, par conséquent pas d'histoire de la philosophie. — De la situation favorable de notre siècle pour Phistoire de la philosophie 20
QVATBiftHI LEÇON.
Que Phistoire de la philosophie est à la fois spéciale et générale. — Des qualités d'un historien de la philosophie. De Pamoiir de Phumanilé. — De la méthode historique. Deux méthodes. Mélbode empirique; qu'elle est à peu près impraticable , et ne peut donner la raison des faits. — De la méthode si>écu!ative. — Alliance des deux méthodes en une seule , qui, partant de la raison humaine, de ses éléments, de leurs rapports et de leurs lois, chercherait le développement de tout cela dans Phistoire. Le réiullat d*une pareille
TABLE SOMMAIRE
méthode terait ridenlilé du développemeiil intérieur de la ralsoo et de son déYeloppement historique, l^identilé de la philosophie et de Thistoire de la philosophie. — Application de celte méthode. Trois points que la méthode doit embrasser : l» L*énumération complèie des éléments de la raison ; 9* leur réduction; 8» leur rapports et tous leurs rapports.
— Antécédents historiques de celte recherche. Arislole et Kanl. Vices de leur théorie. — 1o Énuméraiion desélémenls de la raison; 9» réduction à deux,ruoité et la Tariélé, rideotité et la diflférence, la substance et le phénomène, la cause absolue et la cause relalîTe, le fini et rinfini ,1a pensée pure et la pensée déterminée; V* rapports. — Conlemporanéité des deux éléments essentiels de la raison dans Tordre de leur acquisition. — Dans Tessence, supériorité et antériorité de Tun sur Pantre. Dans le temps, coexistence nécessaire des deux. — Génération de Tun par Tautre — Résumé. . . * 20
CINQUIÈME LEÇON
Récapitulation. Trois idées, comme lois de la raison. — Indépendance absolue des idées. — Idées , comme Pintelligence divine elle-même.— Du vrai caractère deTintelligence.
— Réponse à quelques objections. — Partage de Dieu à Tunivers. Delà création.— De Tonivers comme manifestation de rintelligence divine et des idées qui la constituent. Que ces idées passent dans le monde, et en font Tharmonie, la beauté et la bonté. — Expansion et attraction , etc. — Humanité. L'homme , microcosme : la psychologie , science universelle en abrégé. — Fait psychologique ou fait fondamental de conscience : trois termes encore, le fini, Tinfini et leur rapport. — Tous les hommes possèdent ce fait : la seule différence possible est le plus ou moins de clarté qu'il prend avec le temps , et la prédominance de tel ou tel élément, selon Pattentlon plus ou moins grande qu*on lui accorde. — Qu'il en est de même du genre humain. Son identité est Pidentité de trois éléments dans la conscience dv genre humain. Les diflKrences viennent de la prédominance de Pun d'eux sur les autres. Ces différences constituent les différentes époques de l^istoire, S5
SIXIÈME LEÇON
Récapitulation.— Retour sur le fait fondamental de conscience. -Distinction de la forme réfléchie de ce fait et de sa forme spontanée. Caractère de la spontanéité. — Que c'est dans le fait de la spontanéité de la raison que se déclare l'indépendance absolue et Pimpersonnalité des vérités rationnelles.
— Réfutation de Ksnt. — Identité de la raison humaine dans la perception spontanée de la vérité. — Réflexion, éii^ment de différence.— Nécessité et utilité de la réflexion.
— Histoire, condition de tout développement : temps; condition du temps : succession; condition de la succession : particularité, division, contradiction ; nécessité et utilité de tout cela. — But de l'histoire. — De la vraie pei fectibilité. ~ Qu'il ne peut y avoir plus de trois grandes époques historiques 43
SEPTIÈME LEÇON
Récapitulation de la 8|»ootanéité et de la réflexion dans l'individu et dans Pespèce humaine. — Réflexion , élément d'erreur et de différence. — Histoire : ses é(ioques. — Trois époques , ni plus ni moins. — Ordre de ces trois époques.— Ordre de succession. — Ordre de génération. — Du plan de l'histoire comme manifestation du plan de la Providence. — Optimisme historique 53
HUITIÈME LEÇON
Retour sur le système historique esquissé dans la dernière
leçon. Méthode qui Pa donné. Beauté de lliistoire aiosi conçue ; sa moralité ; son caractère scientifique. — fsijueie mépris des philosophes pour l'histoire. Réfutation de Malebranche. — Des règles de l'histoire. Règle fondameotale : rien d*insignifiant , tout a un sens, tout se rapporte h quelque idée. — Application de cette règle à la géographie physique. Tout lieu pris en grand représente une idée« une des trois idées auxquelles toutes les idées ont été raosenées. — Question générale du rap|tort des lieux à Phomme et par conséquent à tout ce qui est de l'homme.— Question des climats. — Défense et explication de PopinioD de Montesquieu. — Détermination des lieux et des climats qui conviennent aux trois grandes époques de l'histoire. . 60
NECTIÈMB LEÇON.
Sujet de la leçon. De la philosophie de Phistoire appliquée à l'élude des peuples. Écarter la question d'un peuple primitif. —Rechercher : \^ l'idée d'un peuple ; ^ le développemeni de cette idée ; 3o dans tous les éléments constitutifs d'un peuple, et d'abord dans l'industrie, les lois. Part et U religion. — Saisir les rapports de ces éléments entre eus « leurs rapports d'antériorité ou de postériorité, de supériorité ou d'infériorité, surtout leur harmonie dans l'unité du peuple ; 4o dans la |thilosophie. La philosophie réfléchissani tous les éléments d'un peuple est l'expression dernière de ce peuple. — Des peuples différents d'une même époque entre eux considérés dans leurs ressemblances. Que Pexpression dernière de cette époque, dans son unité, est empruntée 1 la philosophie. —Des différences des différents peuples d*une époque. Idée de la guerre. Sa nécessilé. Son utilité. — Motifs de la célébrité des grandes baUiUes. Que la guerre a ses lois et n'est pas un jeu incertain.- Moralité de la victoire. — Importance historique de la guerre , de l'état militaire d'un peuple, même de la stratégie. — Conclusion 65
DIXIÈME LEÇON
Récapitulation de la dernière leçon. Sujet de celle-ci : les
grands hommes.— Leur nécessité et leur caractère propre.
— Les grands hommes résument les peuples , les époques ,
toute rhumanlté, la nature et l'ordre universel. — Histoire
I du grand homme. Naît et meurt à propos. Son signe est
/ succès. — Théorie de la puissance. — Théorie de la gloire.
[ — Les grands hommes considérés comme de simples individus dans leurs intentions et leurs qualités personnelles. Petitesse des plus grands hommes. — Quelles sont les époques les plus favorables au développement des grands hommes? — Quels sont les genres les plus favorables au développement des grands hommes 7 — De la guerre et de la philosophie. — Lutte des grands hommes dans la guerre et dans la philosophie. —Absolution du vainqueur. . 74
ONZIÈME LEÇON
Sujet de la leçon : Examen des grands historiens de l'histoire de l'humanité. — Que l'idée d'une histoire universelle appartient au xviii« siècle.— Difficulté de Phistoire universelle. Ses lois : 1« n'omettre aucun élément de l'humanité ; So n'omettre aucun siècle. — Que Phistoire universelle devait commencer par être exclusive. — Que le premier point de vue exclusif devait être, au commencement du xviiie siècle, le point de vue religieux. De là VHUloire universelle de Bossuet. Ses mérites, 9ei défauts. — Kéceisilé d'un point de vue politique eaclusif. De là la Science nouvelle de Vico. Se« mérites, ses défauu. — Nécessité d'un |»oint de vue plus compréhensif, d'une histoire universelle plus complète, mais plus superficielle sur chaque |>artie. De là Hecder, Idée pour fa philosophie de rhistoire. Ses
DES MATIÈRES
nérilet, set défratt. -^ Un mot rar Voltaire, Fergtitson , Tnrgot, CoodorceC. — État de Phittoire nniTenelle depuis nerder. RicheMes des travaux particnliers. Nécessité d^oe noufelle histoire nniyerselle 85
DOUnJkMB LIÇON.
Sujet de la leçon : Des grands historiens de la philosophie. — Conditions d*un grand développement de l'histoire de la philosophie : 1» un grand développement de la philosophie elle-même ; 2» un grand développement de Pérudition. Le premier mouvement de la philosophie moderne a été le cartésianisme; le cartésianisme devait produire et il a produit une histoire de la philosophie qui le représente. — Brucker. Son caractère général; ses mérites et ses défauts.
— Le second mouvement de la philosophie moderne est la lutte du sensualisme et de Pidéalismeàla fin du xviiie siècle. De là deux histoires de la philosophie dans des directions opposées : Tiedemann et Tennemann. Leur caractère général. Leurs mérites et leurs défauts. — État présent des choses 90
TRnZIÈMB LEÇON.
État actuel de Phistoire de la philosophie : travaux de détail
— Nécessité d^one nouvelle histoire générale de la philosophie. Condition : un nouveau mouvement philosophique. —Détermination du caractère de ce nouveau mouvement : récleclisme.—Symptômes de Péclectlsme dans la philosophie européenne.^-Racine de Pédectisme dans Pétat delà société en Europe , et particulièrement en France. Analyse de la charte. — Conséquences nécessaires du règne de la charte , même sur ie caractère de la phlloeophie.— Caractère correspondant que doit prendre Phistoire de la philosophie. Caraclèreetbutdececours. — Conclusion. . . . 100