COURS DE L'HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE
Avis des Éditeurs 113
PREMlJlME LEÇON.
Sujet dn cours : Histoire de la philosophie en Europe pendant le XVIII* siècle. — Rappel du principe que la philosophie d*nn siècle son de tous les éléments dont ce siècle se corn pose ; d*oili la nécessité de chercher la philosophie du xviiie siècle dans Phistoire générale de ce siècle. — Sujet de cette première leçon : Revue du xviii* siècle.— Mission générale du xviii* siècle : en finir avec le moyen âge ; de là les deux grands caractères du xviir siècle, la généralisation et la diffusion du principe de liberté. — Politique. — Religion.— Mœurs. — Littérature.— Arts. — Sciences mathématiques , physiques et naturelles. — Sciences morales. - Travail de tous ces éléments pendant le dernier quart do xviii* siècle. Nécessité d*une explosion. — Où devait-elle éclater 7 — Révolution française. Ses caractères.— Le bien ; le mal. Impuissance de Pextravagance et du crime. — La charte, comme résultat du travail légitime de la révolution et du xvitie siècle. — Conclusion : diffirenca de la mission dttxvim siècle et de celle dnxix* 115
DEUXIÈME LEÇON
Sqjet de cette leçon : Caractère de la philosophie du xviii« siècle. — Du caractère qui constitue la philosophie en général. Spontanéité et réflexion : religion et philosophie; Pnm s'appuyant sur Pautorité, Pautre^indépendante. Leurs rapporU; leur ordre de développement. — Histoire : que dans rhistoire toute distinction est opposition.— 'Orient.^
COUSIN. — TOME U
Grèce. — Moyen âge. Scdattlque. — xti» siècle : renaissance de Pindépendance de la raison, révolution qui produit la philosophie moderne.— xvn« siècle : assied la révolution : Bacon, Descartes. — xti ne siècle : 1<» régularise la révolution philosophique; S» la répand; 5» fait de la philosophie une puissance propre et Indépendante. — Le mal : le bien. — Conclusion : diflFérence de la mission philosophique du xviii« siècle et de celle du xix« . . . 1S5
TROISIÈME LEÇON
Sujet de cette leçon: Méthode de la philosophie dn xvinc siècle — De la méthode en général. Analyse et synthèse. Leurs rapports. — Histoire. Orient. — Grèce. — Scolastique. — Philosophie moderne. Bacon et Descartes. — xviie siècle. Début de laméthode.— xviiia siècle. Triomphe de la méthode dans son principe, savoir, Panalyse. — Le xviii« siècle : !• la généralise et l*élève à toute sa rigueur. Résultat : pas une hypothèse au xviii> siècle. — S» La répaud partout. Condillac. Reid. Kant. Même méthode. — S» En fait une puissance. Méthode chimique. — Le bien. Le mal. — Con clusion : différence de la position du xviii* siècle et do Xix« 132
QUATBXÈMB LEÇON.
Sujet de cette leçon : Des systèmes qui remplissent la philosophie du xviiie siècle. — Que ces systèmes sont antérieurs à la philosophie du xviii« siècle; qu*ils se rencontrent à toutes les grandes époques de l*histoire de la philosophie, et qu*ils ont leurs racines dans Pesprit humain. Origine de ces systèmes. — 1o Sensualisme. Le bien : le mal. — 30 Idéalisme. Le bien : le mal. — S* Scepticisme. Le bien : le mal. — 4* Mysticisme. Le bien : le mal. — Tels sont les systèmes élémentaires de Phistoire de la philosophie. Leur ordre de développement. — Leur utilité relative. — Leur mérite intrinsèque 143
CINQUIÈME LEÇON
Sujet de cette leçon -^Antécédents des quatre systèmes indiqués dans la leçon précédente. — Philosophie orientale. Sa réduction dans Pétat de nos connaissances à la philosophie indienne. — Vue générale des systèmes indiens. — Du sensualisme dans Plnde. école Sankhya, de Kapila. Ses bases, ses procédés, ses conclusions. Matérialisme, fatalisme, athéisme indien. 159
SIXIÈME LEÇON
Idéalisme dans l*Inde. Niaya. Yédanta. — Scepticisme. — Mysticisme. École Sankhya de Patandjali. — Du Bhagavad- Gita , comme appartenant à cette école. Sa méthode ; sa psychologie; sa morale; son dieu; moyen de s*unir à lui ; extase; magie 158
SEPTIÈME LEÇON
Philosophie en Grèce. — Commencements de sensualisme et dMdéalisme dans Técole ionienne et dans Pécole pythagoricienne, dans Pécole d*élée et dans Pécole atomislique. — Commencements de scepticisme dans les sophistes. — Renouvellement et constitution de la philosophie grecque. Socrate. — Cynisme, cyrénaUme , mégarisme. — Idéalisme de Platon. — Sensualisme d*Arislote 167
BUITIÈMS LEÇON.
L*école platonicienne et Pécole péripatéticienne Inclinent de plus en plus à Pidéalisme el au sensualisme.— L'épicurismc et le stoïcisme bien plus encore.— Lutte des deux systèmes. Scepticisme.— Première école sceptique, née de Pidéalisme;
TABLE SOMMAIRE
nouvelle Académie. — Seconde école iceptiqiie , oée du sensualisme : iEnésidème et Sextus.-^ Retour du besoin de savoir et de croire : mysticisme. ^ École d*Alexandrie. Sa ihéodicée. Sa psycholo^^ie. — Extase. «- Théurgie. — Fin de la philosophie grecque 176
NEUTIÈMB LEÇON.
Scolastiqne. -> Son caractère et son origine.-- Division de la scolastique en trois époques.— Premièreépoque.— Seconde époque. — Troisième époque. Naissance de l'indépendance philosophique ; querelle du nominaiisme et du réalisme, qui représentent Tidéalisme et le sensualisme dans la scolastique.— Jean Occam. Ses partisans et ses adversaires. — Décri des deux systèmes et de la scolastique. — Mysticisme. — Le chancelier Gerson, Sa théologie mystique. Extrait de cet ouvrage. — Conclusion 188
DIXIÈME LEÇON
Sujet de cette leçon : Philosophie du xv» et du xvi« siècle. — Son caractère et son origine. — Classification de tous ses systèmes en quatre écoles, lo école Idéaliste platonicienne : Marsile Ficin, les Pic de la Mirandole, Nicolas de Cuss, Ramus, Palrizzi, Jordano Bruno. — 3o école sensualisle péripatéticienne : Pomponat , Achillini , Cesalpini , Vanini , Telesio, Campanella, — 8» école sceptique : Montaigne, Charron, Sanchez. — 4» école mystique : Marsile Ficin, les Pic, Reucblin, Agrippa, Paracelse, société des Rose-Croix, Robert Fludd , van Helmont, B4>hme. ~ Comparaison des quatre écoles. — Conclusion. 901
ONZIÈME LEÇON
Philosophie moderne.^ Son caractère général. — Deux âges dans la philosophie moderne : le premier Age est celui de la philosophie du xviie siècle proprement dite. — écoles du zvii« siècle, école sensualiste: Bacon, Hobbes, Gassendi, Locke. — école idéaliste : Descartes , Spinosa , Malebranche 212
DOUZIÈME LEÇON
Lutte du sensualisme et de Pidéalisme. Leibnitz ; tentative d'une conciliation qui se résout en idéalisme. -—Scepticisme. Lamothe-Levayer, Huet,Hirnbaim, Pascal, Bayle, Glanville. — Mysticisme : Mercurius van Helmont, Pordage , Poiret, Swedenborg. — Conclusion. — Entrée dans le deuxième âge de la philosophie moderne , ou philosophie du xviii« siècle proprement dite 219
TIBIZIÈME LEÇON.
De la méthode d'observation et d'induction dans l'histoire,— Que l'induction, appuyée sur l'observation de tous les faits antérieurs de l'histoire de la philosophie , divise d'abord la philosophie du xviii« siècle en quatre systèmes. — Confirmation par les faits et l'élude même de la philosophie au zviiio siècle. Division des écoles européennes en quatre écoles, sensualiste, idéaliste, sceptique, mystique. Division de ce cours en quatre parties correspondantes. — Ordre du développement de ces quatre écoles, et par conséquent ordre à suivre dans leur exposition. — Esprit de ce cours. — Son but. 238
QUATORZIÈME LEÇON
Sujet de cette leçon : classification des systèmes de l'école sensualiste en Europe au xviii* siècle. — Revue de ces systèmes.— Angleterre, France, Allemagne. — Que par fidélité mémo l'historien doit s'attacher aux plu» célèbres.
— Dans quel ordre les étudier? Méthode ethnographique. Trois objections : lo arbitraire ; 2o ne mimtre pas l'enchaînement , l'action réciproque dos systèmes dans l'Europe entière; 3o défavorable à l'instruction scientifique.— De la vraie méthode. et de ses caractères : suivre à la fois les dates des systèmes , leur dépendance réciproque et Panalogie des matières dont ils traitent. — Commencer par les métaphysiciens et par Locke. 255
QU1NZIÈMB LEÇON.
Locke : sa biographie. — Jusqu'à vingt ans élevé parmi les dissidents. — De vingt à trente-quatre s'occupe de médecine. — A trente*quatre ans entre dans le monde politique ; son amitié avec Shaftesbury. — Ses fortunes diverses. — Chassé de l'université d'Oxford. — Se réfugie en Hollande.
— Révolution de 1688. — Faveur de Locke jusqu'à sa mort.
— Son caractère : désintéressement, prudence, fermeté, indulgence, — Revue de ses ouvrages. — De VJSuai sur l'entendement humain 241
SEIZIEME LEÇON
Esprit général de VBuaisur l'entendement humain, — Sa méthode : étude de l'entendement humain comme introduction nécessaire de toute vraie philosophie. — étude de l'entendement humain dans son action, dans ses phénomènes ou idées, — Division des recherches relativement aux idées et détermination de l'ordre dans lequel ces recherches doivent être faites. Ajourner la question logique et ontologique de la vérité et de la fausseté des idées, de la légitimité ou de l'illégitimité de leur appllealion à tels ou tels objets; concentrer les premières recherches dans l'étude des idées en elles-mêmes , et là , commencer par constater les caractères actuels des idées , et procéder ensuite à la recherche de leur origine. — Examen de la méthode de Locke. Son mérite : il ajourne et place en dernier lien la question de la vérité et de la fausseté des idées jj son tort : il néglige entièrement la question des caractères actuels des idées , et il débute par celle de leur origine. Première aberration de la méthode; chances d'erreurs qu'elle entraîne; tendance générale de l'école de Locke 247
DIX-SEPTiiMS LEÇON.
Premier livre de VEssai sur l'entendement humain. Des idées innées. — Deuxième livre. Expérience , source de toutes les idées. Sensation et réflexion. — Locke place le développement de la sensibilité avant celui des opérations de l'àme. — Des opérations de l'àme. Selon Locke , elles ne s'exercent que sur les données sensibles. Base du sensualisme. — Examen de la doctrine de Locke sur l'idée d'espace. — Que l'idée d'espace, dans le système de Locke , doit se réduire et se réduit à celle de corps. — Cette confusion est contredite par les faits et par Locke lui-même.
— Distinction des caractères actuels des Idées de corps et d'espace : l^l'un contingent, l'autre nécessaire; 2» Pou limité, l'autre illimité; 5» l'on , représentation sensible, l'autre, conception rationnelle. Cette distinction ruine le système de Locke. — Examen de la question de l'origine de l'Idée d'espace. Distinction de l'ordre logique et de l'ordre chronologique de nos idées. — Ordre logique. L'idée d'espace est la condition logique de l'idée de corps, son fondement, sa raison , son origine, prise logiquement.
— L'idée de corps est la condition chi'onologique de l'idée d'espace, son origine, prise chronoiogiquement. — De la raison et de l'expérience , considérées tour à tour comme condition réciproque de leur développeoMat mutuel. — Méi iie du système de Locke. Ses vices ; lo confond la me-
DES MATIÈRES
ture de Tespace «tm d^espace avec cette idée
; 99 la condition de Pidée
TiMaT-Tioifiilan lbçon.
Da-HorrAiiB liçoh.
Suite de l*ezamen du second livre de VEisai tw l'entenâement humain. De IMdée de tempe. —De Tidée d^inÛDi
— De l*idée d'identité perionnelle. — De ridée de subftance .264
DIX-MBUTIÈMB LEÇON.
Suite de Texamen du deuxième liTre de VBiSiU sur l'entendement humain. De Tidée de cause. — Origine dans la sensation. Réfutation.— Origine dans la réflexion et le sentiment de la Tolonté. Distinction de Tidée de cause et du principe de causalité. Que le principe de causalité est inexplicable par le seul sentiment de la volonté. — De la vraie formation du principe de causalité 373
TIKOTlfcin LEÇON.
Suite de Texamen do second livre de V Misai sur l'entendement humain. De ridée du bien et du mal. Réfutation. — Conclusions du second livre. De la formation et du mécanisme des idées dans Teniendement. Des idées simples et complexes.— De Pactivlté et de la passivité de Tesprit dans Tacquisition des idées. «— Des caractères les plus généraux des idées. — De Tassociation des Idées. — Examen du troisième livre de VSssai sur l'entendement humain sur les mots. Part de reloge.— Examen des propositions suivantes : lo Les mots tirent-ils leur première origine d*aulres mots qui signifient des idées sensibles? — So La slgniflcalloo des mots est-elle purement arbitraire? — Les idées générales ne sont-elles que des mots ? Du nominalisme et du réalisme.
— 4o Les mots sont-ils la seule cause d'erreurs, et toute science n'est-elle qu'une langue bien faite? Fin de Texameo du troisième livre S84