DU SÉMINAIRE ROYAL POUR LES ÉCOLES SAVANTES A BERLIN
But général de léuAlissement,
Ce séminaire a pour but de former des professeurs pour l'enseignement secondaire. Ceux qui désirent y entrer , doivent déjà posséder des connaissances préliminaires, philologiques et scientifiques, qu'ils n'auront plus qu'à étendre et à perfectionner. Pendant leur séjour au séminaire, ils devront surtout s'exercer théoriquement et pratiquement dans la pédagogie, afin de devenir capables d'enseigner avec succès.
§2- Corollaires qui dérivent de ce but,
i. Tout séminariste devra se mettre en élat de remplir convenablement une chaire dans les classes supérieures.
â. Il devra soigneusement étudier la pédagogie, tant historiquement que philosophiquement : ce dont on exigera des preuves.
5. Il devra se mettre en état d'enseigner les diverses connaissances qu'il aura acquises dans les différents degrés de l'enseignement; de saisir et d'embrasser avec facilité tous les objets qu'il aura à développer aux élèves; de faire marcher de front et sur la même ligne l'enseignement et la discipline.
(0 V. le Rapport tur l'instruction publique en AUemagne^ t. ii, pag. 118.
(s) Quartier de Berlin.
Direction du séminaire.
Le séminaire est dirigé par un homme entièreinen( indépendant des directeurs des gymnases de Berlin, et qui est immédiatement subordonné au ministère. 11 aura non-seulement la direction générale du séroiDaire, mais encore la direction particulière des séminaritles.
Nombre des sénUnaristes,
Le nombre des séminaristes sera de huit. Les maîtres surveillants du gymnase royal du Joachimsihal (i), ainsi que les professeurs dont les connaissances présenteraient des lacunes, pourront prendre part oui exercices de l'établissement.
Position du séminaire vis-à-ms des gymnotes.
Le séminaire ne dépend nullement des gymnases, et ses membres sont, d'après b décision du directenr, distribués dans les quatre gymnases allemands (s), lis y seront employés allernativement chaque année, afin de s'initier profondément à la marche disciplinaire et pédagogique de chacun de ces établissements.
Choix des séminaristes.
Le choix des séminaristes dépend du directeur, qui agira d'après les principes suivants :
Conditions d'adminion.
1 . Tout aspirant doit être muni d'un certificat académique constatant que le porteur possède les connaissances requises pour la carrière de rinstruction publique , et d'un (e<(tinonttifii morum.
3. Quant à l'âge, il faut qu'il ne soit ni au-dessoQS de vingt ans, ni au delà de trente.
5. Il faut que l'aspirant déclare s'attacher à la carrière de l'enseignement et ne vouloir plus In quitter, et qu'il s*engage à se vouer au moins pendant trois ans à l'instruction publique , ou à rembourser le stipendium dont il a joui. Cette mesure sera mise à exécution , lors même que le séminariste sortira de l'établissement poor aller dans un pays étranger.
4. Les étrangers ne seront admis que sur leur engagement de rester fonctionnaires dans les États de
(s) Le cinquième gymnase de Berlin est le gymnasefrançafs, pour les jeunes gens rîe la colonie française que la révocation de redit de Nani 'S a donn^àla Prusse.
DANS LE ROYAUME DE PRDSSE
Pnisie. S'ils ne rempliiienl pas celte dernière condi* lioD , ils seront tenus de rembonrser tont le Hifendùtm dont ils ont joui sur la caisse du séminaire.
5. Le paragraphe précédent sera porté à la oonnaissance de tous ceux qui se présenteront pour être admis dans ledit établissement.
ExAneiM.
i. Â son entrée au séminaire , le candidat devra subir un examen en tout semblable à Texamen pro faculUiU docendi («).
S. LVxamen portera sur la langue et la littérature allemande. Celui qui n'est pas en état d'enseigner cette partie avec succès , même dans les classes supérieures, ne pourra être reçu.
5. L'examen portera aussi sur les langues anciennes, rhistoîre, les mathématiques et les sciences naturelles. Qiaque aspirant devra connaître au moins une de ces parties, de manière à la pouvoir convenablement enseigner dans les classes supérieures. Celui qui serait aaseï fort dans une de ces parties, mais dans les autres Il faible qu'il ne pourrait les enseigner que dans les classes inférieures, pourra être reçu, mais à condition qull aura comblé ces lacunes au bout d'un an ; et à cette époque il devra subir un nouvel examen. Si même aa bout de deux ans il n'avait pas comblé ces lacunes , il perdra ses droits de séminariste et devra quitter rétablissement.
4. Si le séminariste est pauvre , il pourra, sur un certificat de la direction, obtenir l'autorisation de suivre gratuitement les cours de l'université.
5. Les séminaristes auront , sur un certificat de la direction , la permission d'emporter chez eux tous les livres de Ui lûbliothèque royale dont ils auraient besoin. CeUe permission cesse dès qu'ils quittent le séminaire.
Pédagogie.
Pour s'assurer de l'intelligence et de la capacité de l'aqiirant, le directeur lui fera subir un examen spécial qui consiste dans une composition pédagogique et dans quelques leçons d'épreuve.
Teai[M qa^il faut paner an séminaire.
i . La durée du séjour au séminaire est de quatre ans; parce que, comme il y a quatre gymnases à Berlin , chaque séminariste pourra avoir achevé un cours complet à chaque gymnase, tout en changeant de gymnase chaque année.
2. Après ce temps, ils reçoivent un certificat qui leur donne le droit d'entrer dans la carrière de l'enseignement : en même temps ils perdent leur droit au stipendium et à l'usage de la bibliothèque royale.
(I) Voyez plus loin pag. 185.
5. Tout séminariste peut, en prévenant la direction trois mois d'avance , quitter le séminaire pour aller remplir un professorat.
4. Ceux qui se sont particulièrement distingués , seront d'abord revêtus des places de maîtres surveillanu auprès du gymnase royal du Joaehimsthal. En général tous ceux qui ont terminé au séminaire leurs études avec succès , seront préférés lorsqu'il y aura des fonctions à conférer.
5. Tout séminariste est exempté de droit , pour entrer dans un gymnase, de l'examen pro faevUaiê docendi, mais il devra se soumettre à l'examen pro loeo (9). Le ministère pourra même dispenser de ce dernier examen ceux qui se seront fait connaître d'une manière avantageuse.
§7- ObligaUons générales des séminaristes.
On exige en général des séminarisles qu'ils soient soumis tant aux directeurs du séminaire et du gymnase où ils enseignent « qu'aux autres personnes qui participent à la direction de ces établissements; qu ils préparent suflisamment leurs leçons , qu'ils montrent du zèle et de l'application, qu'ils soient exacts dans leurs travaux et qu'ils se familiarisent avec les règles d'une bonne discipline.
Obligations parliculières.
Exereioea principaini.
i. Pour atteindre le but proposé pour cet établissement (§1,2), les séminaristes auront à faire des compositions qui seront discutées dans les réunions spéciales (§ 9).
2. Pour la connaissance théorique de la pédagogie et de l'art d'enseigner {Didaclik)y ils livreront des compositions pédagogiques qui seront discutées dans des réunions ({ 10).
3. Pour s'initier à la pratique de l'enseignement, ils devront se charger de quelques heures de classe aux gymnases, sur la désignation du directeur.
Exercicea aeeondaire?-
1 . Assister aux cours des professeurs en titre , en qualité d'auditeurs (Ào«|}taV en) (§12, 13).
2. Faire des leçons sur des thèmes donnés, sous la direction du chef du séminaire ( § 12, 14).
3. Se charger de la surveillance et de la direction provisoire de quelques élèves négligents (§12, 15).
(*) Voyez plus loin pag. t9l.
DE L'INSTRUCTION SECONDAIRE
Des compositions ( wissenschaftliche Âbhandiungcn ) et de leur examen.
Les séminaristes devront chaque mois présenter de nouvelles compositions. Ces travaux seront la preuve de leur diligence et de leur application et iU serviront à faire ressortir Tensemble de leurs connaissances. H faudra éviter de toujours choisir les mêmes su* jets , mais les varier autant que possible. Aussi tous les membres seront tenus de proposer, chacun à leur tour, plusieurs sujets parmi lesquels le directeur choisira celui sur lequel il faudra travailler. Si, parmi les sujets proposés, il n'y en a pas un seul de convenable, le directeur en désignera un lui-même en indiquant la marche à suivre.
Les séminaristes s'assembleront tous les mois une fois sans exception et sous la présidence du directeur; dans cette conférence, les compositions seront examinées. Conmie chacun a huit mois de temps pour faire sa composition , on est au moins en droit d'exiger quelque chose de mûrement travaillé. I^s compositions seront écrites en latin , si elles portent sur des sujets philologiques et archéologiques , et en allemand lorsqu'elles traitent de l'histoire moderne, des mathématiques et des sciences naturelles; et elles devront être livrées neuf semaines avant la séance d'examen. Le directeur communique chaque composition d'abord au membre le plus ancien qui le fait passer au suivant, et ainsi de suite , de manière que cette composition retourne au directeur au moins huit jours avant la séance; chacun doit y avoir mis des notes où il consigne son jugement. La composition sera discutée dans la langue dans laquelle elle a été écrite ; et il sera dressé procès- verbal des actes de la discussion.
Comme le séminaire a pour but une éducation générale et variée , il faudra que parmi les six compositions que chaque membre donne pendant les quatre années , il y en ait au moins deux qui se rattachent moins immédiatement à la pédagogie.
Dans ces mêmes séances, le directeur fera connaître aux séminaristes les progrés modernes des sciences, et il leur fera des espèces de rapports sur les meilleurs écrits nouveaux.
Des compositions pédagogiques et de leur examen.
Ces compositions ont pour but de sonder et d'approfondir le degré de connaissance auquel chacun est parvenu dans la pédagogie; elles sont en langue allemande et traitent surtout de la théorie de la pédagogie et de l'art d^enseigncr.
L'examen de ces compositions se fera comme celui
des autres compositions. Dans les séances pédagogiques , outre l'examen de la composition, il y saraaotti des rapports sur la marche ou le plan de reiueigDe> ment suivi jusqu'alors « et sur d'autres objets importants, sur la surveillance des élèves qui ont été confiés à chaque séminariste , etc.
Des classes confiées aux séminaristes.
Tout séminariste sera chargé alternativement peodant six semaines de quelques leçons dans un des gymnases.
Ces leçons auront lieu la plupart dans les classes supérieures et moyennes.
C'est le directeur du séminaire qui désigne les classes à faire en s'entendant avec les directears des gymnases. Le directeur du séminaire sera quelquefois lui-même présent à ces leçons , et il examinera ainsi la méthode et les moyens de chacun des élèvesHnaitres. Quant à la discipline , les séminaristes seront en tout subordonnés aux directeurs des gymnases (§*2).
Ces leçons seront , en outre , inspectées très-fréquemment par les professeurs titulaires avec lesquels les séminaristes suppléants devront s'entendre sur la discipline , ainsi que sur la matière et sur la forme de l'enseignement.
Ils devront mettre toute leur attention à la préparation exacte et consciencieuse du petit nombrede leçons qu'ils auront à faire ; ils devront se pénétrer de Timportance de l'emploi qu'ils ont à remplir, et mettre en pratique les bons principes pédagogiques qui leur auront été enseignés , c'est-à-dire , allier la scienceavec une discipline sévère , et savoir stimuler l'intérêt ei la curiosité des élèves. Pendant ces leçons il leur est permis de punir les délits peu graves ; mais cette punition ne doit pas être poussée trop loin. Lorsque les délits sont plus grands , ils devront en prévenir les professeurs titulaires.
Les sujets de ces leçons sont changés tous les sm» très. Ainsi, au bout de quatre ans, les séminaristes sauront pratiquement, à leur sortie du séminaire, ce qu'ils savaient seulement par la théorie à leur entrée (§7,6.4).
Dans le cas de maladie d'un professeur, ils seront chargés de plusieurs leçons, en qualité de suppléants; mais ces leçons ne devront jamais dépasser le nombre de six.
Dispositions secondaires.
. Bien que les §9, iO, 11, contiennent déjà les dispositions essentielles du séminaire, il y a cependant en-
DANS LE ROYAUME DE PRUSSE
ooreqoelqves autres points secondaires à établir, qoi sont relatif, soit à la position de rétablissement vis-à- TÎs des gymnases, soit aux occupations individuelles de chaque membre ({ 8).
Il faudra surtout s'arrsnger de manière que celui qui n'est pas encore suffisamment avancé dans le matériel des connaissances, pour ainsi dire , n'emploie pas trop son temps à ces leçons d'épreuve.
Voici comment il faut envisager toutes ces choses :
1 . On assiste aux cours des professeurs(Ao«ptitrm) , pour acquérir la connaissance des lois de la discipline, de b marche et de la méthode de renseignement (§«3).
2. On développe devant les élèves certains sujets donnés , afin de s^habiiuer à s'énoncer clairement et avec précision , et à se placer au point de vue et à la portée de ceux qu'on instruit (§14).
3. On s'exerce dans l'art de la pédagogie et de hi discipline par la surveillance exercée sur quelques élèves grossiers et négligents , qu'on doit chercher à ramener dans la bonne voie par tous les moyens permis g <5).
De r obligation éTassitler aux cours du professeur.
Cest au directeur du séminaire, d'accord avec les directears des gymnases , à régler ce qui se rapporte à celte obligation.
En ions cas , les principes suivants sont établis à cet égard :
i. Le directeur du séminaire, en désignant un séminariste pour Vho9piiiren, aura égard à la capacité et an savoir de celui-ci, afin de le faire assister ou aux cours des classes supérieures ou à ceux des classes inférieures.
S. Le séminariste n'assistera qu'à un seul cours à la fois.
3. L^hospitiren ayant lieu le premier mois de la suppléance dans un gymnase , est ainsi départi à chacun une fois par an.
4. Le séminariste ko$piiant doit se préparer à la matière do cours auquel il assiste.
Il pourra successivement assister aux cours desautres professeurs du gymnase où il enseigne ainsi provisoi- TMnenl.
Des leçons sur certains thèmes donnés.
Le temps et la matière ponr cet exercice seront filés par le directeur.
Le thème devra être choisi de manière qu'il puisse être également développé dans toutes les classes.
Le thème est désigné par le directeur du séminaire, qui en donne avis au directeur du gymnase , afin que ce dernier puisse choisir pour cela une classe convenable , laquelle ne devra contenir ni moins de ^3 « ni plus de â5 élèves. Si ce thème porte sur Texplicatioii de quelque au leur ancien, les élèves devront en être prévenus à l'avance, afin qu'ils aient le temps des'ypréparer.
Ces exercices, pour ne pas troubler l'enseignement ordinaire, devront avoir lieu en dehors du temps destiné aux classes ordinaires. Si le nombre de ces élèves volontaires est insuffisant, les élèves boursiers seront tenus d'assister à ces exercices.
Ces exercices ont lieu en présence du directeur du séminaire qui fixe le temps de la leçon , lequel doit être rigoureusement observé.
Le nombre de ces exercices n'est pas fixe ; il dépend des talents et des progrès des séminaristes.
Quant au thème donné , les séminaristes auront d'abord un rapport général à faire sur la méthode et la marche qu'ils se proposent de suivre dans l'exposition de l'ensemble et des détails.
Le directeur, s'il remarque quelque défaut soit dans la méthode en général , soit dans l'exposition des détails , en avertira le séminariste.
Afin d'obliger l'enseignant è prendre un ton convenable, de l'assurance et de la précision dansTélocution , il ne devra se servir d'aucun cahier ni d'aucun secours; à peine s'il est permis, dans la citation des ouvrages, de prendre note du chapitre, de la page, etc.
Quoique l'enseignant doive se tenir au plan qu'il s'est tracé , il devra néanmoins être prêt à donner des explications snr d'autres points, si quelques élèves les provoquent.
De la surveillance à exercer sur certains élèves.
Sur le but de cette surveillance, voyez le § 12. Quoique l'instruction soit la partie la plus essentielle dans un gymnase , elle devra néanmoins se lier étroitement à la discipline.
Le directeur du gymnase confiera de temps à autre aux séminaristes le soin de surveiller quelques sujets négligents, et de tâcher de les ramener dans la bonne voie par, tous les moyens disponibles.
Il est nécessaire que ces sujeu soient d'une des classes où les séminaristes font leurs leçons. L'élève placé sous cette surveillance, devra toutes les semaines présenter ses travaux ù la révision du surveillant qui emploiera d'abord des conseils bienveilbmts et des moyens de douceur. Toutefois, les sujets ainsi surveillés, sont toujours sous la dépendance immédiate du directeur et des professeurs qni devront employer à leur égard les moyens ordinaires de correction.
f84 DE L'INSTRUCTION SECONDAIRE
Lortqoe le lempsde la sorveiliance est écoulé, le surveillant fera son rapport au directeur du gyninaae, qui de son côté le communiquera an directeur du sémi* naire, en raccompagnant des notes qu'il jugera à propos d'y ajouter.
Subventions accordées aux séminaristes.
Des conférences.
Les rapporu des séminaristes avec les directeurs des gymnases seront sur le pied de Vamitié. En tant qu'enseignant dans les classes des gymnases, ils auront le droit d'assister à toutes les conférences ou délibéra* tions, de donner leur voix, d'apposer aux notes leur signature, mais approuvée par le professeur titulaire, d'assister aux examens des élèves, etc. Les directeurs seront toujours prêts à leur donner tous les renseignements qu'ils pourraient demander, relativement aux divers points de discipline, etc.
Études des séminaristes.
Outre les moyens d'instruction établis par les règlements, le directeur pourra encore s'assurer si les séminaristes perfectionnent leurs connaissances par des études privées.
A cet effet , chaque membre du séminaire aura , dans les conférences ordinaires, à faire connaître ses études privées , à donner lecture de ses travaux et à indiquer les auteurs ou les ouvrages qu'il aura lus. Si les circonstances l'exigent, le directeur pourra faire mettre ces rapports par écrit. Les avis que le directeur pourrait donner là-dessus, devront toujours être reçus avec docilité.
Usage de la bibliothèque.
Il y a une bibliothèque spéciale appartenant au séminaire, et dont les séminaristes peuvent disposer. Cette bibliothèque renferme surtout deux classes d'ouvrages : i^ les ouvrages pédagogiques; 2^ les ouvrages qui ont trait à l'instruction en général. Quant aux ouvrages de la première classe , il est permis d'en emporter chez soi , mais il est défendu d'en garder plus longtemps que quinze jours. Les dictionnaires sont rangés dans la deuxième classe, et il n'est permis de les consulter qu'à la bibliothèque même.
Chaque trimestre, tous les ouvrages prêtés devront être réintégrés, afin d'en pouvoir répandre l'usage parmi un plus grand nombre d'élèves. La gestion de la bibliothèque sera confiée à chaque séminariste alternativement. La tenue du catalogue est confiée à la direction du séminaire qui, dans ses rapports annueb, indiquera les acquisitions nouvelles.
Tout membre ordinaire touchera sur la caisse da séminaire une subvention (stipendium) annuelle de iSO thalers, en quatre termes, payable au commencement de mars , de juin , de septembre et de décembre ; chaque fois il sera délivré par le récipiendaire une quittance.
Au reste, les rclationsqueles séminaristes ontavecles gymnases pourront leur être très-utiles pour se procurer des leçons privées ; et, à cet effet, les directeurs ne manqueront pas de faire toutes les démarches nécessaires.
Rapport annuel.
Le directeur est tenu de faire toutes les années, au mois de décembre, un rapport annuel au département soussigné, en y ajoutant un tableau statistique sur les travaux , l'instruction, les progrès, etc., des séminarisles.
Entretien du séminaire.
Pour l'entretien de l'établissement, il est alloué aoe somme annuelle de i,000 thalers, dont 960 ihalers sont employés à la subvention des huit séminaristes, et les autres 40 thalers pour la bibliothèque eiaitxtraordinaria. Ces f ,000 thalers sont déposés à laeaisse générale du ministère , lequel , sur les rapports de la direction du séminaire, en répar:ira les dépenses. Il ne pourra être disposé des subventions vacantes que sur l'autorisation spéciale du ministre.
Berlin, le 26 août i8f 2.
Le département de Vinstruction publique et des cultes au ministère de Vinléneur.
De SCHCICKHANN.
La loi de 4819 dit formellement, art. 59 :
I C'est dans ces établissements (les séminaires pour f les écoles savantes ) que doivent être pris les mallrei f supérieurs des gymnases et les recteurs desliaoïes € écoles de ville. >
Et ailleurs, même loi, art. 63 :
€ Sont principalement aptes à être nommés aui € places d'écoles qui exigent de l'instruction sciAkti- « fique, c'est-à-dire aux places de professeurs dans les I gymnases et de recteurs des écoles supérieures de € villes pour lesquelles cette instruction est indispeiH c sable, les élèves des écoles normales susmeniion* c nés à l'article 59, quand ils ont terminé les cours I prescrits dans ces écoles, et que les directeurs leur t ont donné le certificat de maturité parfaite. En ce
DANS LE ROYAUME DE PRUSSE
c eas, dans la règle, ils n'ont pas besoin d'être soumis c à un examen pariîculîer. •
Ainsi les écoles normales de la Prusse, jouissent, comme notre grande école normale de Paris, de Tavanlage de préparer spécialement ans diverses places de rîDStnictioo secondaire ; mais cet avantage n'est pas plus on monopole en Prusse que chez nous , et la loi de 4849, dans ce même article 65» déclare que ( ceux qui n'auraient pas été formés dans les écoles c normales sont aptes néanmoins à l'enseignement c dans les écoles supérieures de l'État, sous la cont dîtioo de subir l'examen ordonné par l'édit du < 49 juillet 4840, pour les candidats aux places d'en- « seignement. i
Le même arUcle confirme l'édit de 4840, consacre les changements apportés dans les autorités chargées de l'examen par l'instruction sur les consistoires pro- Tinciaux, en date du 25 octobre 4847, §42, et y ajoute on certain nombre de dispositions nouvelles.
L'édit de 1840« l'instruction de 4847, et la loi de1849,ontété, en 4854, la base d'un nouveau travail duquel est sorti le règlement actuellement en vigueur sur les examens nécessaires pour parvenir à un emploi dans l'instruction secondaire. Ce règlement correspond exactement à notre règlement du concours de l'agrégation. Il est inférieur au règlement français en ce que TexameD peut avoir lien sur six points différents du rovaume» BerKn, Kœnigsberg, Breslau, Halle, Munster et Bonn, où il est impossible que le même niveau de sévérité soil maintenu ; tandis que chez nous le concours de l'agrégation est centralisé à Paris, et qu'ainsi Funité de l'examen garantit la justice du résultat. Mais le règlement prussien de 4851 est peut-élre supérieur à celui de l'agrégation française, par le caractère profondément pratique des diverses épreuves qu'il institue. Tout y est dirigé vers le grand objet de l'éducation : la science n'y est qu'un des instruments de la pédagogie ; et le problème que les diverses épreuves cherchent à résoudre, est de savoir si le candidat est capable ou non de bien gouverner la jeunesse (4).
La gradation des épreuves est fort bien entendue.
n y a d'abord un examen destiné à constater la capacité générale du candidat pour l'enseignement : Examen pro docendi faeuUate.
Après ce premier examen, on fait un noviciat d'un an , avec le titre de candidat, dans un gymnase : on y exerce différentes fonctions pour acquérir l'habitude derenseignementetl'art du gonvemementd'une classe.
Vient alors un examen spécial pour obtenir telle ou telle chaire, examen pro loco.
A chaque degré d'avancement ^ il faut un examen ooQvean, pro aêcensione.
(f) Voyez roavrage intitulé : École normale, pag. i53.
COUSIN. — TOME III
Pour devenir recteur, c'est-à-dire chez nous proviseur, il y a des conditions particulières.
Ce règlement est de la plus haute importance , et il nous est impossible de ne pas le donner ici tout entier.
RÈGLEMENT
CONCERNAirr LES EXAMENS DES CAffOmATS A l'eNSEIGNE- HENT ( SCHULAMTS-CAMDIDATEN ).
Conformément à l'édit royal du 42 juillet 4840, concernant les examens des candidats à l'enseignement, il est arrêté ce qui suit :
Les examens de capacité pour l'enseignement seront dirigés , sous l'autorité du collège des écoles du consistoire provincial {provinxial Schul-Colleginm) par des commissions spéciales {wiêsenschaflliche Prufungs Commissionen) résidant à Berlin, à Kœnigsbei^, à Bresbu, à Halle, à Munster et à Bonn.
§2- Doivent se soumettre à ces examens :
4. Ceux qui aspirent à l'enseignement dans tout établissement public, qui prépare des élèves pour les universités ( le gymnase);
2. Ceux qui aspirent à l'enseignement dans les écoles publiques , qui préparent des élèves pour les classes supérieures des établissements ci-dessus désignés ( les prog}fmna$es) ;
5. Ceux qui aspirent à l'enseignement dans les Bûrger et Real-Schulen ;
À. Les prédicateurs de régiment , en tant qu'ils veulent enseigner dans les écoles de division (s).
Il sera notifié aux commissions d'examen de chaque province , quels sont les établissements qui doivent être compris sous les n** 4—5.
Les maîtres de dessin , de calligraphie et de chant ne sont point soumis aux examens de la commission. Le ministère arisera lui-même à l'établissement d'examens convenables, par des règlements particuliers.
Les examens dont la direction est dévolue aux commissions d'examen, sont :