‹ Œuvres de Victor CousinChapitre 119 sur 212 · SI · texte numérisé non relu

SI

Dans les Bcnfaïuiéa.

Les commissions â^ examen attachées aux universités ont admis :

AVEC LÉ CERTinCAT

BA^ VAIIREE

M T4WT.

«•» II

Dans les nnif années.

En somme, ont été délivrés à des je

unes gens, nés en

Prusse, pour être admis aux universités du

pays:

LES CERTinCATS

DANS VAVJiÈE

KR TOUT.

N® II

Dans les neaf années.

En rapprochant tous ces chiffres, on obtient encore un résultat remarquable : sur 45,404 étudiants entrés aux universités, pendant les neuf années de 4820 à 4828, 3,556 ont eu le n» 3, 8,208 le n» 2, et 4,637 le n<> 4. Cette proportion est belle, et assure aux universités une grande majorité d'auditeurs trèsbien préparés. On peut afBrmer , vu la sévérité des commissions , que sur les 13,401 étudiants, tous les n"* 4 et 2, c'est-à-dire près de 40,000 étudiants, sont en état de profiler parfaitement des leçons des professeurs. Ces étudiants , qui passent trois ou quatre ans à Tuniversité , sont Fespérance de la patrie. C'est de leur sein que sortent les théologiens , les jurisconsultes , les médecins , les professeurs de gymnase et d^universilé , et tous les fonctionnaires du second et du premier ordre ; car les fonctions , en Prusse , sont toujours le prix d'un examen qui suppose une instruction élevée. Ces 40,000 étudiants constituent la vraie arislocratie du pays , aristocratie nombreuse et mobile qui vient de partout ^ d'en bas comme d'en haut, des écoles de l'Ëtat comme des institutions particulières et des foyers domestiques. Or, sur ces 4 0,000 jeunes gens , plus de 8,000 sont fournis par les gymnases ; par conséquent les gymnases sont le vrai recrutement de celte précieuse élite. C'est pour assurer ce recruta ment que les gymnases sont institués , et sous ce rapport , ce ne sont pas seulement des établissements littéraires, ce sont, avec les universités auxquelles ils préparent , les foyers de la vie morale de la nation et de véritables institutions politiques. Voilà pourquoi des soins assidus leur sont donnés , tant par le conseil et le ministère de l'instruction publique que par les consistoires provinciaux ; voilà pourquoi on s'attache à ce qu'ils soient assez nombreux pour être accessibles à la partie distinguée de la populaticm sur tous les points de la Prusse, sans être trop nombreux toutefois, dans la persuasion qu'il vaut beaucoup mieux en avoir cent neuf ou cent dix excellents que trois ou quatre cents médiocres ; voilà pourquoi on tient si sévèrement la

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