‹ Œuvres de Victor CousinChapitre 43 sur 212 · POUR LES VILLAGES · texte numérisé non relu

POUR LES VILLAGES

TRAITEHEIfT

DU HAtraiS D^iOMB.

Aa-desftout de Eoire

10 riidalei.

JOel 20.

20 et 40.

40 el 60.

60 et 80.

80 et 100.

100 et 130.

150 et 150.

150 et 180.

180 et 900.

200 el 220.

220 et 250.

250 et 300.

500 et 350.

550 et 400.

400 et 450.

450 et 500.

Total des places de maîtres d^éoole.

sa

Les frais d'entretien de toutes ces écoles de village montent annuellement à i, 556,229 rixd. (environ 5,840,000 francs), auxquels TÉUt contribue pour

DANS QUELQUES PAYS DB L'ALLEMAGNE

iOI

78,048 rixd. (en?iroii 295,000 fr.) , tant en argent qn*ea bois et autres objets en nature.

La moyenne do traitement d*aD maître est annaell«iient de 85 riid. 16 gros (environ 522 francs).

Les tableaux précédents abondent en résultats intérenants de tonte espèce; je n'en signalerai qu'un seuL Un royaume qui n'a pas treize millions d'habitants consacre annuellement à l'instruction primaire , sans y comprendre les écoles normales primaires , qui ne sont point ici marquées , à peu près neuf millions de francs , somme considérable , sur laquelle l'Élat ne contribue que pour la somme assez modique de cinq cent cînqnant&six mille francs. Ce beau résultat vient de la stricte observation de ces deux points , sans lesquels il ne peut y avoir, selon moi , d'instruction populaire : 1^ obligation pour tous les parents de payer quelque cbose pour l'instniclion de leurs enfants, sauf par eax à faire la preuve d'indigence ; 2<^ obligation pour toute communs d'entreienir le maître d'école avec ses propres ressources et la rétribution des enfants non indigents, sauf par ces communes à faire la preuve d^incapacité réelle à cet égard.

A la fin de l'année 1825, le ministre de l'instruction publique fit faire, comme en 1819, un nouveau recensement du nombre des écoles primaires et de celui des maîtres qui y sont employés. Ce nouveau travail comprend un élément fondamental omis dans le premier, le nombre des enfanls qui fréquentent les écoles; il dislingue les écoles élémentaires et les écoles bourgeoises ; mais il omet un élément important que donnait celui de 1821, le traitement des maîtres. Les résultats de cette nouvelle statistique ont été publiés dans la Gazette d'État de Berlin, StaaU'Zeilung, D<» 79 , 29 mars 1828. Voici un extrait de cet article :

< D'après le recensement fait k la fin de 1825, on comptait alors dans toute la monarchie prussienne 12,256,725 habiunto, parmi lesquels 4,487,461 en fants au-dessous de quatorze ans , ce qui donne 566 enfanls par iOOO habitanis, ou environ les onze trentièmes de la nation.

« En admettant que l'éducation dans les écoles publiques conunence k Tâge de sept ans accomplis , on peut calculer que les trois septièmes de la population entière des enfants sont en état d'aller aux écoles, et on aura» pour toute la monarchie prussienne, un nombre de 1,925,200 enfanls en Âge de profiler des bienfaits de l'instruction. Or, à la fia de 1825 , il y aTait dans le royaume :

tieoles élémentaires de ville et de campagne, le plus soaveBl pour les deux sexes réunis. 20,887

««^»'- (pourle.garc.488i ^ -SS^-e.. ll>o«rle.lue..278J J^

En tout. . . . 31,623 écoles,

dans lesquelles éuient employés. • 22,261 maîtres et 704 maltresses.

Ensemble.

32,965 maîtres,

auxquels il faut ajouter encore environ 2,024 sons-maltres ou sous-maltresses.

Ces écoles répandaient rinstructlon entre :

r.^.^^a I Écoles élément'-. 822,077) «7. q^

Garçons. JÊ^^,^,bourgeoi8es 49,169} ^^*'^

Vn . «< ) ^^^^ élément^-. 735,922 j -^ g-^

Filles. •{ Écoles bourgeoises 57,050 i ^^^^^

Ensemble. . . . 1,664,218 enfanU.

« Or, nous avons évalué plus baut la population totale des enfants de sept à quatorze ans dans toute la monarcbie, à 1,925,200. Il résulterait donc des calculs précédents que sur quinze enfants, treize suivent réellement les écoles publiques ; et comme on doit encore tenir compte de ceux qui vont à des écoles privées, ou qui reçoivent rinstruciion chez leurs parents, ou qui sont même déjà passés dans les classes inférieures des gymnases, Tétat général des cboses parait assez satisfaisant.

t Mais, il faut Tavouer, il n'y a aucune proportion entre les diverses provinces de la monarchie , sous le rapport de Tinslruction populaire. Dans quelques provinces, où Tédocation est très-répandue, le nombre des enfants, qui vont aux écoles dès Tàge de six ans et même avant, dépasse de beaucoup les trois septièmes de la population totale des enfanls, tandis que plusieurs autres provinces arriérées envoient aux écoles un nombre d'élèves beaucoup moindre , et qui ne dépasse guère quelquefois le septième de la population totale des enfanls.

c Sur 1000 enfants au-dessous de quatorze ans, on compte que ceux de sept ans à quatorze forment les trois septièmes, ee qui donne sur 1000 enfants environ 429 enfanls en élai d'aller à Fécole. Voici maintenant les résultats comparatifs, fournis par tous les départements du royaume à la fin de 1825 , sur le nombre des enfante qui fréquentent les écoles publiques, élémentaires ou bourgeoises :

Magdebonrg : sur 1000 enfante, 524

Mersebourg 495

Erfurt. 467

Liegnite. ...••••• 459

Ârnsberg 445

Breslau 438

Mûnsler. . 452

, Francfort 425

DÉPAETEHENTS. ( Coblentz. 425

PoUdam 416

Slettln 415

Minden 412

Trêves 410

Oppein 580

CcBslin 570

Gumbinnen 555

IM

RAPPORT SUR L*ÉTAT DE LINSTRUGTION POBLIQUE

Départements.

Kœoigibefg ZM

Cologne « • . 311

DaDlzig 295

DQsseldorf 295

Aix-U -Chapelle 272

Marienwerder 242

StraUund 202

Posen. . . » 182

Bromberg 148

c D'après ce relevé , le terme moyen pour tout le royaume était de 371 enfanta sur iOOO, au lieu de 429 qui forment les trois septièmes de iOOO. On remarquera que SI , d'un côté , sept départements dépassent cette dernière proportion, de Tautre cinq départe-

(t) Je puis du moins attester qu*ayant visité les provinces prussiennes du Rhin en 1818, et les ayant de nouveau visitées en 1831, j*ai trouvé que rinstruction publique y avait fait dMmmenses progrès. Par exemple, voici ceux du département de Dusseldorf, de 1816 à 1825, même avant l'application de la loi sur Tobligation d'aller à l'école , et avant rétablissement ou du moins la mise en activité des écoles normales primaires.

M.i.o..d.éeo.e.MU^. l-^a^Sii'Sâ Mai«.n.d'éco.e.réparée.{ f^^^ ; ; ?^

Ëtat des sommes dépensées pour ces nouveaux bâtiments, Taméliora tien des anciens, le mobilier et les livres, cartes et instruments nécessaires aux écoles, en tout 588,827 rixdales (environ 2,208,000 francs, ou, par an, 220,800 francs pour construction et matériel des écoles, sans compter le traitement des maîtres, etc.).

Même département, année 1830.

v^Uah. A^A^^i^ i nouvellement b&ties. 38 Maisons d école. . . | ^.^^^^^ ^

Sommes employées à cette dépense. . . 68,644 thaï.

Traitemenu des maîtres d'école .

Pour le mobilier, livres, cartes, etc.

En tout. . .

Sur quoi les communes ont donné. • PrésenU et legs des particuliers . . .

139,818 thaï.

Dans l'année 1829, les présents et les legs n'a vaientdoimé que 23,084 thaï.

Je prends encore la province la plus arriérée de la Prusse, celle de Posen, composée des deux départements de Posen et de Bromberg. Le journal de Beckedorf (l«% IV* et VI« volumes) donne les renseignements suivants sur les progrès de l'instruction primaire dans ces deux départemenu, pendant les années 1824, 1825 et 1826.

AifNÉE 1824.

Déparlemeni de Poten,

Une école bourgeoise améliorée; une autre projetée astérieurenient réalisée. Soixante-quatre maîtres d'école ont fréquenté des conférences. Vingt nouvelles écoles ont été fondées, dont cinq de ville, une catholique, une protestante, et trois Juives; quinze de campagne, dont treize catholiques, deux protesUntes. Soixante etdoùze écoles ont

raenis n'atteignent pas même aux deux aepliènes do nombre total des en&nla, c'eat-è-dire, 386 sur iOOO. Mais il faut aoager que dana cea demiora départements , TéducatioD publique a été trèa-négligée par les gouvernements qui ont précédé radminisiraiion prussienne , et qu'il y a un grand nombre d'écoles privées qui n'ont pas été comprises dans le recensement général , et qui peut-être changeraient la proportion ci-dessus établie avec lea autres départemeoU du centre, où il y a trèa-peu d'écoles primaires particulières. >

Lea progrès de l'instruction populaire en Prusse, de 1819 à 18S5 (i) , peuvent noua donner une idée

été améliorées; onxe nouvelles maisons d'écoles b&tiei; vingt-quaure améliorées et agrandies.

Département de Bromberg.

Vingt-deux nouvelles écoles fondées, dont cinq de ville, trois catholiques, une juive, une de pauvres; etdix-septde campagne, sur lesquelles six protestantes et onze catholiques. Cent vingt-quatre écoles améliorées; seize nonvellet maisons d'écoles bâties, vingt-six réparées, trente et un nouveaux maîtres placés. Une petite école normale primaire établie pour former des maîtres d'école de campagoe protestants. Elle a admis dix élèves.

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