ANNÉE
Département de Posen.
La grande école normale de Posen améliorée; elle codtient soixante-quatre élèves; soixante et onze maîtres déjà placés sont venus s'y perfectionner; elle a pour école d'exercice, une école élémentaire de trois cents en&ots (trente-cinq de plus que l'année précédente). Deux écoles bourgeoises ont été fondées à Posen, la haute école de ville {hOhere Sladsehule)^ améliorée. Une école de ville, trente-six écoles de campagne, ont été fondées; cinquantesix ont été réorganisées; vingt- quatre nouvelles maisoss d'écoles bâties, dix-sept réparées et agrandies.
Département de Bromberg.
Dix écoles de ville, dont cinq catholiques et cinq juives, et treize de campagne ont été fondées, dont six protestantes et sept catholiques, sans compter six écoles juives privées autorisées. Soixante -cinq écoles privées améliorées, diihuit maisons d'école bâties, seize réparées, vingt-deux nouveaux maîtres protestants placés, dix-sept catholiques, six juifs. Une petite école normale catholique fondée i Lobsens; un grand nombre de conférences musicales et autres établies entre les maîtres. Deux écoles moyennes de villes établies» ainsi qu'une grande maison d'éducatios pour les villes. La grande école normale protestante de Bromberg améliorée, ce qui donne pour toute la province deux grandes écoles normales primaires, l'une protestante à Bromberg, l'autre catholique à Posen, avec deux petites écoles normales primaires. Le grande école normale de Bromberg compte quarante-quatre élèves, et elle a poar ses exercices une école de pauvres de cinquante enfants.
ANN«al8i6.
Département de Posen.
Soixante nouvelles écoles fondées» trente-neuf réoi^-
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de eeiu qii^a dA foire celte même inttraciion de 1825 i 1831 , époqae pendant laquelle les écoles nonnales ont été en pleine aciinlé et ont donné un grand élan ài toute Finstruction primaire. Un nouveau recensement, qui consuierait FéUt présent des choses, serait infiniment précieux ; mais il faudra au gouvernement plus d^une année pour recueillir les éléments d'une sutistique semblable à celles de 1821 et de 18%. A défaut de cette statistique, le gouvernement m^a fourni un document qui peut en tenir lieu josqu^à un certain point , je veux dire le compte de ses propres dépenses en ce genre. Voici le relevé des subventions accordées parFÉtatà Finstruction populaire pour Fannée 1831.
Étal des sommes payées annueUemenl par Us caisses de r Étal pour les écoles élémentaires et les écoles hfmrgeoiees de la monarchie.
PROVINCES
PnitM orieaute et orcideolale.
Braodebourg
Poméranie
SiJésie
Po&en
Saie
Wesiphalîe
ClèTe-Berg
Bas-Rhin
Poor reoieisnemeot populaire eo génér»\
SOMMES Fooa 1831.
Aîsd»l. grMd'arg. Ivb,
IS
(Eovir. 865,700 fr.)
Ainsi près d'un million de francs est consacré par ITtat sur le budget général à Finstructiop primaire pour Fannée 1851 , tandis qu*en i82i la subvention analogue ne moulait qu'à cinq cent cinquante - six mille francs sur une dépense totale de neuf millions ; d*on on pourrait induire que , si les communes ont augmenté leurs dépenses particulières dans la même proportion , la somme toule des dépenses de FÉiat et des communes pour Tinsiruction primaire, doit s'élever pour 1851 à environ quatorze millions. Et cette hypotliè«e semblera encore aïKdessous de la réalité , si on se rappefle le principe fondamental de Finstruction primaire en Prusse , savoir qu'elle est une dépense communale dans laquelle l'Éiat n'intervient que le moins qu'il peut. Le prindpe contraire est celui qui règoe panni nous. Eh bien , sous l'empire de ce prin-
Biaées, boit noufelles maisons d'éeole bAtles, six réparées, trente-trois maitres établis.
Département de Bromberg.
Onze nouvelles écoles fondées ; qaaire écoles privées juives autorisées, trenie-buft écoles améliorées, douze
cipe, l^tat ne consacrait en France, à Finstruction primaire, jusqu'en 1828 , sur le budget général , que la somme misérable de soixante mille francs. La cbambre de 1828 éleva cette subvention k 300,000 fr. Le gouvernement de juillet Fa portée à 700,000 fr., puis à un million , c'estrA-dire , à peine au delà des dépenses de l'Éiat en Prusse, sous l'empire du principe communal , pour douze millions seulement d'habitants, et sans compter la dépense des écoles normales primaires. J'arrive À ces derniers établissements.
En Prusse, si la loi oblige les communes à fonder et à entretenir des écoles où toute la population est forcée de se rendre , le gouvernement encourage el soutient ce grand mouvement en se chargeant luimême de préparer et de fournir aux communes des maîtres d'école honnêtes et habiles. Ce sont les communes qui entretiennent les écoles primaires ; FÉtat ne leur accorde que de faibles subventions : mais Fin* verse a lieu pour les écoles normales primaires ; c'est FÉtat qui les institue et se chai|;e en partie de leurs dépenses; les localités n'interviennent que pour de simples subventions.
Un jugera par le résultat suivant si le gouvernement prussien a bien rempli la t4che qu'il s'est réservée. Aujourd'hui , il n'y a pas dans la monarchie prussienne une province où cliaque déparlement (Regiei-ungsbezirk) n'ait son école normale primaire , et j'entends une grande école normale (Haupt-Seminaar), riche en maîtres et en élèves, quelquefois même avec une ou plusieurs écoles normales succursales (Hûlfs-Seminarien)^ c'esirà-dire de petites écoles normales (kleine Seminarien)^ où le nombre des élèves, celui des maîtres, l'enseignement et la dépense sont renfermés dans d'étroites limites. Ces petites écoles normales sont très-nombreuses. Elles rendent obscurément les plus grands services. M. Ëeckedorf , dans son journal, tome VI , premier cahier de 1827 , donne la note suivante sur celles de ces petites écoles normales primaires qui étaient venues à sa connaissance.
PRUSSE OEIBNTÀLB ET OGCIDElfTALE.
Département de Kœuigsber^f .
Une à Mulliausen, fondée en 1811 ; revenu fixe : sept cents rixdales accordés par FÉtat , pour l'entretien complet de six élèves. Il y en a un plus grand nombre qui y sont à leurs frais. Cette petite école donne les meilleurs résultats.
maisons d'école bâties, treize réparées, soixante-huit nouveaux maîtres placés; une foule d'associations de maîtres d'école nouvellement établies; la petite école normale protestante de Fordon, augmentée; la maison d'éducation pour les filles, fondée Tannée précédente, agrandie; une nouvelle, fondée.
RAPPimT Smt L'ËTAT DE L'INSTRUCTION PWLIQUE
Dépirtcment de Gombi
Une à Zabiencn , fondée en 1824 ; elle élait ambulante et destinée à aller succeMÎvement former les maîtres d'école polonais de tonte la province. Cet établissement singulier a cessé en 1825, mais après avoir été fort utile à toute la province.
Il s'est formé à Angerbnrg, sur la limite des deux départements, une petite école normale qui a vingt-quatre élèves, et qui reçoit de TÊtat un revenu fixe de douze cents rixdales.