‹ Œuvres de Victor CousinChapitre 87 sur 212 · LOCAL · texte numérisé non relu

LOCAL

L*école normale, située près du canal et de la porte de Berlin , «e compose d*un grand édifice , ayant 127 pieds de front et deux étages, avec des arrièrecorps considérables qui , joinU au principal corps de logis , présentent un carré dans lequel se trouve une cour assez spacieuse. Le tout renferme :

A. Une habitation de famille pour le directeur et une autre pour un maître ;

B. Troisappartements pour trois maîtres non mariés ; C Un appartement pour Féconome et ses gens,

avec un emplacement suffisant pour la gestion économique ;

D. Une salle à manger pour les élèves , qui sert en même temps de classes de dessin et d'écriture ;

£. Un cabinet d'orgues, où se donnent les leçons de musique, et se font les examens , ainsi que les prières du matin et du soir ;

F. Deux classes pour Tinstruction scientifique des élèves ;

G. Quatre classes pour Técole annexe ;

H. Cinq cbambres de diverses grandeurs et deux dortoirs pour les élèves ; /. Deux infirmeries ; K. Une buanderie ; L, Deux cabinets d'histoire naturelle ; M. Des greniers, des caves , des bûchers , etc.

L'école normale reçoit par an 5 ,400 écus des différentes caisses de TÉtat. Il faut ajouter à cette somme à peu près â, 750 écus, qui proviennent des pensions payées par les élèves , et 250 écus que rapporte l'école primaire annexe ; de sorte que les revenns annuels de tout l'établissement montent à 8 ,400 écus.

Celte somme sert à payer :

A. Les traitemenis des malires ;

B. L'allocation pour l'économe ;

C» Les objets d'enseignement pour l'école normale el l'école annexe ;

D. La location du jardin ;

E. Le chauffage et l'éclairage ;

F. Les frais de réparations du bâtiment , des meubles et des ustensiles, les assurances pour Tincendie, les impôts et les charges de Ui maison , etc. ;

G. L'entretien des élèves , les dix bourses et demibourses et les choses extraordinaires ;

J7* Les frais de médecin el de chirurgien.

INVEMTAIIE.

L'établissement possède les objets suivants : A» Les ustensiles nécessaires à l'économie, les objets de cuisine, les tables , les bancs, etc. ;

L'INSTRUCTION PUBLIQUE

B. Un mobilier convenable et suflisant , composé d'armoires, de tables, de bancs, de chaises et de coffres , pour les classes de l'école normale et de l'école pratique, et pour les chambres des élèves-maîtres, eic. Il s'y trouve aussi un certain nombre de bois de lit , avec les garnitures des lits, pour les élèves peu fortunés;

C, Une bibliothèque assez considérable pour les maîtres et les élèves, ainsi qu'une bonne collection de cartes et de sphères pour l'enseignement de la géographie ;

2>. Un appareil assez complet d'inslruments de physique ;

£. Une colleciion de minéraux , donnée à rétablissement par M. le conseiller de Tûrck ;

F. Une collection d'oiseaux empaillés et autres objets d'hisloire naturelle ;

G. Les objets les plus nécessaires à l'enseignement des mathématiques ;

H. Tout ce qu'il faut pour apprendre à dessiner;

/. Un recueil très-considérable de morceaux de musique ;

K. Un très-bon orgue, un forte-piano, sept clavecins, et plusieurs instrumenls à vent et à cordes.

Tous ces objets sont augmentés tous les ans , sur le fonds spécial affecté à cette branche, et par les soins des autorités supérieures.

Tout l'inventaire de l'établissement est assuré pour 7,500 écus à la compagnie d'assurances d'Aixla-Chapelle, ce qui ne cause qu'une dépense annuelle d'environ 14 écus.

ÉCOHOaiB ET BMTBfiTlEîf DBS ÉLÈVES.

Pour nourrir environ quatre-vingts élèves, cl pour entretenir la propreté dans la maison, on a donné à l'établissement un économe dont les obligaiious soûl fixées par un contrat renouvelé tous les ans.

La nourriture des élèves est bonne et saine , ce qui est constaté par Télat de leur santé. 11 y a des parents qui croient devoir en outre envoyer à leurs enfants des comestibles ou de l'argent pour en acheter. Ils se trompent, car les jeunes gens n'en ont nullement besoin ; au contraire , loin de leur être avantageux , ces envois ne servent qu'à leur 6ter l'appétit aux repas , et à les rendre difficiles et gourmands. Les élèvea orphelins, ou ceux dont les parents sont trop pauvres pour leur donner quelque chose , sont justement ceux qui sont les plus forts et se portent le mieux.

Le directeur assiste presque toujours aux repas pour s'assurer de la bonté des mets et pour prévenir toute irrégularité dans le service.

IjCS élèves malades vont à l'infirmerie , et sont traités par le médecin ou chirurgien de l'élahlissement.

DANS QUELQUES PATS DE L'ALLEMAGNE

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