LE MATIN
Morilnrus morilurœ '.
Le voile du matin sur les monts se déploie. Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour; Et déjà dans les cieux s'unit avec amour ,
Ainsi que la gloire à la joie , Le premier chant des bois aux premiers feux du jour
Oui, souris ù l'éclat dont le ciel se décore ! — Tu verras, si demain le cercueil me dévore , Un soleil aussi beau luire à ton désespoir. Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore , Sur mon tombeau muet et noir !
Mais dans l'autre horizon l'âme alors est ravie. L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité.
Au matin de l'éternité ,
On se réveille de la vie Comme d'une nuit sombre ou d'un rêve agité !
^^e Ximmims,