‹ uvres de Victor HugoChapitre 133 sur 599 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

Morilnrus morilurœ '.

Le voile du matin sur les monts se déploie. Vois, un rayon naissant blanchit la vieille tour; Et déjà dans les cieux s'unit avec amour ,

Ainsi que la gloire à la joie , Le premier chant des bois aux premiers feux du jour

Oui, souris ù l'éclat dont le ciel se décore ! — Tu verras, si demain le cercueil me dévore , Un soleil aussi beau luire à ton désespoir. Et les mêmes oiseaux chanter la même aurore , Sur mon tombeau muet et noir !

Mais dans l'autre horizon l'âme alors est ravie. L'avenir sans fin s'ouvre à l'être illimité.

Au matin de l'éternité ,

On se réveille de la vie Comme d'une nuit sombre ou d'un rêve agité !

^^e Ximmims,

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