‹ uvres de Victor HugoChapitre 140 sur 599 · L.'i , ma vie est molle et secrète · texte numérisé non relu

L.'i , ma vie est molle et secrète

J'ai des autels pour chaque dieu. Le myrte, qu'au laurier j'enchaîne, Y croît sous l'omhrage du chêne ; J'y mets Horace avec Mécène , Et Corneille sans Richelieu.

Là, dans l'ombre descend ma muse , A l'œil fier , aux traits ingénus , Image éclatante et confuse Des anges à l'homme inconnus.

Ses rayons cherchent le mystère :

Son aile , chaste et solitaire , Jamais ne permet à la terre D'effleurer ses pieds blancs et nus.

Là , je cache un hymen prospère ; Et, sur mon seuil hospitalier , Parfois tu t'assieds , ô mon père !

Comme un antique chevalier ; Ma famille est ton humble empire , Et mon lîls , avec un sourire , Dort aux sons de ma jeune lyre Bercé dans ton vieux bouclier.

Août 1823

^ï)ff ^ei^itmii.

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