LA VENDÉE. — ODE II
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n Autour du froid tombeau d'une tpouse ou d'un frère , » Qui de nous n'a mené le deuil ?
« Quel Français ignore aujourd'hui les cantiques funèbres? Qui de nous n'a mené le deuil autour d'un tombeau , n'a fait retenlir le cri des funérailles? »
Chateaubriand. Martyrs.
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Elle a dit : « Dans ces temps , la France eut ses victimes ; » Mais la Vendée eut ses martyrs. »
Allusion à la belle Notice sur la Vendée, publiée dans le Conservateur enl819 , par M. de Chateaubriand. C'estdans l'émolion de cette lecture que l'ode fut composée, et publiée d'abord sous ce titre emphatique et vague : les Destins de la Fendée.
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Ceux-là promèneront des os sans sépulture , Et cacheront leurs morts sous une terre obscure Pour les dérober aux vivants.
La noble veuve de M. de Lescure emporta, dans sa voiture , le corps de son mari , et on l'enterra dans un coin
de terre ignoré pour le soustraire aux outrages de l'exhumation.
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Grand Dieu ! si toutefois, etc....
Cette strophe et la suivante renferment, sur des actes du ministère d'alors envers les Vendéens , des allusions devenues obscures aujourd'hui, et qui, en 1819, n'étaient peutêtre que trop claires pour le repos de l'auteur. Au reste , s'il ne les explique pas ici , c'est qu'il n'y a plus de danger à le faire , et que d'ailleurs ces passages sont trop empreints de colère de parti.