‹ uvres de Victor HugoChapitre 169 sur 599 · QUIBERON. — ODE IV · texte numérisé non relu

QUIBERON. — ODE IV

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Après la prise du fort Penlhièvre, les émigrés, commandés par le comte de Sombreuil , frère de l'illustre mademoiselle de Sombreuil , se virent poussés à l'extrémité de la presqu'île (le Quiberon par les soldais de la Convention. Le général républicain , Hoche, craignit l'horrible carnage quiallail commencer de part et d'autre, les gentilshommes étant réduits au désespoir. Il proposa à Sombreuil de les traitei comme prisonniers de guerre, s'ils voulaient se rendre. I! ajouta que Sombreuil était le seul pour lequel il ne pût riet promettre. Je mourrai volontiers , répondit ce jeunt homme , si je puis sauver mes frères d'armes. Se fiant l celte capitulation verbale , Sombreuil ordonna aux siens d( mettre bas les armes. On observa le traité à son égard : i fut fusillé avec révé(iue de Dol. Mais on n'eut pas la même fidélité envers les émigrés faits prisonniers de guerre. Le cr d'horreur el de pitié qui s'élève aujourd'hui au seul nom d( Quiberon dispense d'en dire davantage.

Au reste , ce n'est pas le nom du général Hoche qui rest( .souillé de cet attentat.

Les Vendéens ont donné le nom de Prairie des Martyr, à la plaine où ces vaillants gentilshommes furent fusillés pai détachements, et les soldats de Larochejaquelein viennen aujourd'hui en pèlerinage visiter les restes des compagnon de Sombreuil.

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