ACTE QUATRIÈME
Les caveaux qui renferment le tombeau «le Oharlemagne à Aixla-Cliapelle ; de grandes voûtes d'architecture lombarde. Gros Itilicrs bas. Pleins cintres. Cliapiteaux d"oiscaux et de fleurs. — A droite le tombeau de Cbarlemagnc , avec une petite porte de bronze basse et cintrée. Ine seule lampe suspendue A une clef de voûte en éclaire l'in.scription : Karoi.o macno.— Il est nuit, on ne voit pas le fon<l du souterrain ; Tceil se perd dans les arcades et les piliers qui s'entrecroisent dans Tonibre.
SCEINE PREMIÈRE.
DON CARLOS , DON RICARDO , grands manteaux.
l»o\ UIC.VKDO , tcte nue , une lanterne A la main. C'est ici.
DO?î CARLOS.
C'est ici que la li(;iip s'asseinbl»'?
Que je vais dans ma main les tenir tous ensemble ! Ali ! monsieur l'électeur de Trêves! c'est ici ? Vous leur prêtez ce lieu ! Certe , il est bien cboisi! Un noir complot prospt^re à l'air des catacombes ; 11 est bon d'aifîiiiser les stylets sur des tombes. Pourtant , c'est jouer {jros : la tète est de l'enjeu , Messieurs les assassins ! et nous verrons. — Pardieu. Ils font bien de choisir pour une telle atfaire In sépulcre! ils auront moins de cliemin i^i faire. A don Ricardo.
Ces caveaux sous le sol s'étendcnt-ils bien loin ?
D0\ RIC.VRDO.
Jusques au château fort.
VOy CARLOS.
C'est plus qu'il n'est besoin.
DON RIC.VRDO.
D'autres , de ce côté, vont jusqu'au monastère U'Altenheim...
Oi^i Rodolphe extermina Lothaire.
Bien. — Une fois encor, comte , redites-moi Les noms des conjurés, où, comment et pourquoi.
D0?i RICARDO.
Gotha.
Je sais pourquoi le brave duc conspire. Il veut un Allemand d'Alleinap;ne à l'empire.
DOS RICARDO
Hohenbourg.
Hohenbourg aimerait mieux , je croi , L'enfer avec François que le ciel avecmni.