‹ uvres de Victor HugoChapitre 232 sur 599 · LES PRÉCÉDENTS , LE MARQUIS DE SAVERNY · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS , LE MARQUIS DE SAVERNY

BRICHAIVTEAL allant à Saverny.

Mon cousin Saverny ! — Hé bien , as-tu trouvé L'homme qui des larrons l'autre nuit t'a sauvé?

SWERJiY.

Non. Par la ville en vain je cherche , je m'informe j Les voleurs , le jeune homme , et Marion de Lorme , Tout s'est évanoui comme un rêve qu'on a.

BRICHAPÎTEAU.

Mais tu dois l'avoir vu quand il te ramena Comme un chrétien tiré des mains de Pinfidèle !

SAVERNY

11 a d'abord du poing renversé la chandelle !

CASSÉ

C'est étrange.

BRICHANTEAIT.

Pourtant lu le reconnaîliais En le rencontrant?

SAVERÎÏY.

Non , je n'ai point vu ses traits.

BRICHANTEAU

Sais-lu son nom ?

SAVERNY

Didier.

ROCHEBAROX

Ce n'est pas un nom d'homme , C'est un nom de bourgeois !

SAVERNY

C'est Didier qu'il se nomme. Beaucoup , qui sont de race et qui font les vainqueurs , Ont bien de plus grands noms, mais non de plus grands Moi, j'avais six voleurs, lui, Marion de Lorme, [cœurs. Il la quitte , et me sauve. Ah ! ma dette est énorme , Et je la lui pairai,je vous le jure à tous, De tout mou sang !

VILLAC.

Marquis , depuis quand payez-vous Vos dettes ?

SAVERNY nèremenl.

J'ai toujours payé celle qu'on paie Avec du sang. Mon sang , c'est ma seule monnaie.

La nuit est tout à TaittombCe. On voit les tcnëtres de la ville s'éclairer l'une après l'autre. — Entre un allumeur qui allume un réverbère au-dessus de l'écriteau et s'en va. — La petite porte par laquelle sont entrés Marion et Didier se rouvre ; Didier en sort rêveur, marchant lentement les bras croises dans son manteau.

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