‹ uvres de Victor HugoChapitre 238 sur 599 · MARIO?J · texte numérisé non relu

MARIO?J

Ail ! c'est moi qui lui fais un crime avec mes fautes ! Dieu le frappe pour moi. — Mon Didier ! —

A L'Angely.

Savez-vous Que c'est lui pour qui rien ne m'eût semblé trop doux ? Dieu ! les cachots ! la mort ! Peut-être la torture !...

L'ANGELY

Peut-être. — Si l'on veut.

MARTON

Mais je puis d'aventure Voir le roi ? Le roi porte un cœur vraiment royal , 11 fait grâce ?

Oui , le roi. Mais non le cardinal.

MARION égarée.

Mais qu'en ferez-vous donc?

L'ANGELY

L'affaire est capitale.

Il faut qu'il roule au bas de la pente fatale.

MARION

C'est horrible !

A L'Angely.

Monsieur, vous me glacez d'effroi !

Et qui donc êtes-vous ?

L'ANGELY

Je suis bouffon du roi,

MARION

0 mon Didier ! je suis indigne , vile , infâme.

Mais ce que Dieu peut faire avec des mains de femme

Je te le montrerai. Je te suis !

Elle sort du coté par où est sorti Didier. L'ANGELY resté seul.

Dieu sait où!

Ramassant son 6|)ée laissée à terre par Didier. Çà , qui dirait qu'ici c'est moi qui suis le fou !

II sort.

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