I.AFFEMAS
Comment le vieux marquis de Nangis a-t-il pris La mort de son neveu ?
SAVERNY
Sans bruit, sans pleurs, sans cris.
LAFFEMAS
Il Taimait fort pourtant?
SAVERNY
Comme on aime sa vie.
Sans enfants, il n'avait qu'un amour, qu'une envie. Qu'un espoir ; — ce neveu, qu'il aimait d'un cœur chaud, Quoiqu'il ne l'eftt pas vu depuis cinq ans bientôt. Passe au fond »lu tln'âtre le vieux marquis <le >angis. — Cheveux blancs, visage pMe , les bras croisés sur la poitrine. Habit à la mode de Henri IV; grand deuil. T.a plaque et le cordon du Saint- Esprit. Il marche lentement et traverse le thCItrc. >eur gardes, vêtus de deuil, la hallebarde sur lYpaule droite et le mousquet sur l'épaule gauche, le suivent sur trois rangs à quelque distance, s'arrêtant quand il s'arrête et marchant quand il marche. LAFFEMAS, le regardant passer.
Pauvre homme !
11 va au fond du théAtre et suit le marquis des yeux. S.WERJiY, àpart.
Mon bon oncle !
Entre Brichanteau qui va à Saverny.