ACTE QUATRIÈME
LE ROI
l.a salle des ganles du château de Chambord.
SCfcNE PREMIÈRE.
Le Dtc DE BELLEGARDE , riche costume de cour avec toutes les broderies et toutes les dentelles , le cordon du Saint-Esprit au cou et la plaque au manteau. Le MARQUIS DE KAKGIS , grand deuil, et toujours suivi de son peloton de gardes.
Ils traversent tous deux le fond du théâtre. LE DCC DE BELIEGARDE.
Condamné ?
LE MARQUIS DE NA>GIS
Condamné !
LE DCC DE BELLEGARDE
Bien. Mais le roi fait grâce.
C'est un droit de son trône , un devoir de sa race. Soyez tranquille; il est, de cœur comme de nom, Fils d'Henri Quatre.
LE MARQUIS DE ÎVA^GIS
Et moi j'en fus le compagnon.
LE DUC DE BELLEGARDE
Vive Dieu ! nous avons pour le père avec joie Usé plus d'un pourpoint de fer , et non de soie ! Marquis , allez au lils , montrez vos clieveux gris , Et pour tout plaidoyer , dites : Ventre-Saint-Gris !
— Que Richelieu lui donne une raison meilleure !
— Mais cachez-vous d'abord.
Il lui ouvre une porte latérale.
Il viendra tout à l'heure.
Puis , à vous parler franc , vos habits que voici S(mt coupés d'une mode à faire rire ici.
LE MARQUIS DE ÏVA^GIS
Rire de mon deuil !
LE DUC DE BELLEGARDE
Ah ! tous ces muguets ! — Compère, Tenez-vous là. Le roi viendra bientôt , j'espère. Je le disposerai contre le cardinal.
Puis , quand je frapperai du pied , à ce signal Vous viendrez.
LE MARQUIS DE NA?«GIS, lui serrant la main.
Dieu vous paie !
LE DUC DEBELLEGARDE à un mousquetaire qui se promène devant une petite porte dorCe.
Hé ! monsieur de Navaille ,
Que fait le roi?