‹ uvres de Victor HugoChapitre 289 sur 599 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

TRIBOULET, BLANCHE, ensuite Dame BÉRARDE.

TRIBOULET

Ma fille !

Il la serre sur sa poitrine avec transport. Oh ! mets tes bras â l'entour de mon cou !

— Sur mon cœur ! — Près de (oi, tout rit, rien ne me |»èse ,

LE ROI S'AMUSE

Enfant, je suis lieureux, et je respire à l'aise !

Il la regarde d'un œil enivré.

— Plus belle tous les jours ! — Tu ne manques de rien. Dis ? — es-tu bien ici ? — Blanche, embrasse-moi bien !

BLAIVCIIE, dans ses bras.

Comme vous êtes bon, mon père!

TRIBOULET, s'asseyant.

Non, je t'aime, Voilà tout. N'es-tu pas ma vie et mon sang même ? Si je ne t'avais point , qu'est-ce que je ferais , Mon Dieu !

BLANCHE, lui posant la main sur le front. Vous soupirez, quelques chagrins secrets. N'est-ce pas? Dites-les i\ votre pauvre fille. Hélas ! je ne sais pas, moi , quelle est ma famille.

TRIBOI'LET.

Enfant , tu n'en as pas !

BLAI^CIIE.

J'ignore votre nom.

TRIBOI'LET.

Une t'importe mon nom !

BLAPiCHE.

Nos voisins de Chinon, De la petite ville où je fus élevée , Me croyaient orpheline, avant votre arrivée.

TKIBOLIET.

J'aurai.s dû t'y laisser. C'eût été plus prudent. Mais je ne pouvais plus vivre ainsi cependant. J'avais besoin de toi , besoin d'un cœur qui m'aime. Il la serre de nouveau dans ses bras.

BL.VNCIIE.

Si vous ne voulez pas me parler de vous-même. . .

ÏRIBOULET.

Ne sors jamais !

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