SCÈNE III
TRIBOULET, SALTABADJL , <Mors.— MAGUELONNE, LE ROI, dans la maison.
TRIBOULET, comptant des écus d'or devant Saltabadil.
Tu m'en demandes vingt , en voici d'abord dix.
S'arrétant au moment de les lui donner.
Il passe ici la nuit , pour sûr ?
SALTABADIL, qui a été examiner l'horizon avant de répondre.
Le temps se couvre.
TRIBOULET, à part.
Au fait , il ne va pas toujours coucher au Louvre.
SALTABADIL
Soyez tranquille ; avant une heure il va pleuvoir. La tempête et ma sœur le retiendront ce soir.
LE ROI S'AMUSE
TRIBOULET
A minuit , je reviens.
SALTABADIL
N'en prenez pas la peine.
Je puis jeter tout seul un cadavre à la Seine.
TRIBOtlET.
iNon , je veux l'y jeter moi-même !
SALTABADIL
A votre gré.
Tout cousu dans un sac , je vous le livrerai.
TRIBOCI.ET, lui donnant l'argent.
Biei,, A minuit ! — J'aurai le reste de la somme.
SALTABADIL
Tout sera fait. Comment nommez-vous ce jeune homme?
TRIBOL'LET.
Son nom? Veux-tu savoir le mien également? II s'appelle le crime , et moi le châtiment !
Il sort.