‹ uvres de Victor HugoChapitre 448 sur 599 · LE DÉPUTÉ GARLAND · texte numérisé non relu

LE DÉPUTÉ GARLAND

C'est parler sensément.

LE COLONEL JOYCE

Barebone est-il fou?

Taupe, qui ne voit rien au dehors de son (rou ! Prendrait-il par hasard son comptoir pour un trône, Son bonnet pour tiare, et pour sceptre son aune ?

LE DÉPITÉ PLINLIMMON, à Joyce en lui montrant Barebone.

Ne raillez pas. — L'esprit souvent l'inspire.

à Barebone.

Ami !

Je t'approuve.

BAREBONE, se rengorgeant.

Il faut, pour ne rien faire à demi.

Prendre en chaque comté les premiers de leur ville...

LE COLONEL JOYCE, avec un rire dédaigneux.

Des corroyeurs !

BAREBONE, amèrement A Joyce.

Merci ! la remarque est civile !

Mais vous-même, avant d'être officier et railleur, Joyce-le-Cornetle, étiez-vous pas tailleur?

Joyce fait un geste de colère , Barebone poursuit. Moi que la Cité compte au rang de ses notables... Joyce veut se jeter sur lui en le menaçant du poing. OVERTON, se plaçant entre eux.

Allons ! allons !

LORD ROSEBERRV, aux puritains.

11 se lève, roule dévotement les yeux, prend un air de componction et pousse un grand soupir.

Messieurs ! La loi des Douze Tables...

Les Tables de la loi,..—

Les puritains s'interrompent attentifs.

CARR

Que veut-il dire enfin ?

LORD ROSEBERRY, continuant.

Ne veulent pas qu'on meure et de soif et de faim. Je vote un bon repas ; nos estomacs sont vides.

Les tètes-rondes se détournent avec indignation. Les servant) de taverne garnissent la table des cavaliers.

CARR, en contemplation devant les cavaliers qui mangent.

Que de chair et de vin ces satans sont avides !

BAREBONE.

Païens !

CARR , aux puritains.

Avant d'aller plus loin, écoutez-moi ; Est-on sûr que Cromwell songe à se faire Roi?

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