‹ uvres de Victor HugoChapitre 540 sur 599 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LES MÊMES , BAREBONE.

BAREBONE , jetant un coup d'oeil sur les travaux de ses ouvriers.

Mais voilà qui va bien ! —

Aux ouvriers.

Je suis content de vous : il ne reste plus rien

A faire , en vérité !

A part.

Je suis au fond de l'àme Ravi qu'ils aient sitôt fini cette œuvre infâme.

Nos conjurés , qui vont venir , pourront du moins Tenir conseil ici sans gêne et sans témoins , Reconnaître les lieux, et voir par quelle voie On peut d'un couj) i»lus sûr frapper ISoll dans sa joie. Quel Ijoniieur , pour entrer chez le tyran proscrit , Oue je sois tapissier de ce même Antéchrist ! — Congédions-les tous , vite. —

Haut, aux ouvriers.

Allez, mes chers frères j A l'esprit tentateur soyez toujours contraires. Aimez votre prochain , et même le méchant.

Au chef U'atelier.

Monsieur Néhémias ! —

Le chef d'atelier s'approche «le Barebone pendant que les ouvriers ramassent leurs outils et se cliargent des lampes et des Ochelles.

11 iaudrail sur-le-champ Tour inylord Protecteur , à qui Dieu soit en aide , Finir celte cuirasse en buffle de Tolède.

Bas , et se penchant à Toreille du chef d'atelier.

Du cuir qui restera , loin de tous les regards , Vous ferez pour nos saints des gaines de poignards.

Le chef d'atelier incline la tiHe en signe dadlicsion , et sort accompagne de tous les ouvriers.

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