SCÈNE II
LES MÊMES , BAREBONE.
BAREBONE , jetant un coup d'oeil sur les travaux de ses ouvriers.
Mais voilà qui va bien ! —
Aux ouvriers.
Je suis content de vous : il ne reste plus rien
A faire , en vérité !
A part.
Je suis au fond de l'àme Ravi qu'ils aient sitôt fini cette œuvre infâme.
Nos conjurés , qui vont venir , pourront du moins Tenir conseil ici sans gêne et sans témoins , Reconnaître les lieux, et voir par quelle voie On peut d'un couj) i»lus sûr frapper ISoll dans sa joie. Quel Ijoniieur , pour entrer chez le tyran proscrit , Oue je sois tapissier de ce même Antéchrist ! — Congédions-les tous , vite. —
Haut, aux ouvriers.
Allez, mes chers frères j A l'esprit tentateur soyez toujours contraires. Aimez votre prochain , et même le méchant.
Au chef U'atelier.
Monsieur Néhémias ! —
Le chef d'atelier s'approche «le Barebone pendant que les ouvriers ramassent leurs outils et se cliargent des lampes et des Ochelles.
11 iaudrail sur-le-champ Tour inylord Protecteur , à qui Dieu soit en aide , Finir celte cuirasse en buffle de Tolède.
Bas , et se penchant à Toreille du chef d'atelier.
Du cuir qui restera , loin de tous les regards , Vous ferez pour nos saints des gaines de poignards.
Le chef d'atelier incline la tiHe en signe dadlicsion , et sort accompagne de tous les ouvriers.