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Près (1rs colosses homcriqucs, Eschyle, Sophocle , Euripide , que sont Aristophane cl Plante?
Ces deux noms sont ici réunis , mais non confondus. Aristopli.ine est incomparablement au-dessus de Plante; Aristophane a une place à pail dans la poésie des anciens , comme l)io|jène dans leur pliilosopliic.
On sent pourquoi Tércncc n'est pas nommé dans ce passapcavec les deux comiipicspopulairesde l'antiquité. Tércncc est déjà une monnaie effacée, le poète du salon des Scipions, une espèce do Grcssel romain.
C'est lui, enfin , qui colorant tour A tour le même drame <Ic l"iniai;inal ion <lu midi cl <lo !"iiii.i|;itinlioii iln noni, fait sanibailrr Sganarcllc autour de don Juan et ramper Méphistophéies autour de Faust.
Ce (jrand drame de l'iiomme qui se damne domine toutes les imaginations du moyen Age. rolicliinclle, que le diable emporte au grand amusemonl de nos carrefours , n'en est qu'une lorme liivialc el populaire. Ce qui frappe singnliéreiiient quand on raiq>roclic ces deux comédies jumelles de Don Juan et de Faust , c'est que don Juan est le matérialisle, Faust le spirilualisle. Celui-ci a goiMé tous les plaisirs, celui-là toutes les sciences. Tous deux ont atlaipié l'arbre du bien et du mal : l'un en a dérobé les fruits, l'autre en a fouillé la racine. Le premier se damne pour jouir, le second pour connaître. L'un est un grand seigneur, l'autre un philosoplie. Don Juan , c'est le corps ; Faust , c'est l'esprit. Ces deux drames se complètent l'un par l'autre.