‹ uvres de Victor HugoChapitre 575 sur 599 · II. —P · texte numérisé non relu

II. —P

Elles débordent les unes sur les autres : de là les migrations des peuples , les voyages.

L* Odyssée.

(1) Sans compter tous les Mémoires .sur la révolution d'Angleterre, SI aie Papers , Menioirs of Ihc protectorat llouse, Hudibras, Acts of the Parliainent, Erkon îiasilike, etc., etc., l'auteur a pu con.'ïulter quelques documents originaux, les uns fort rares, les autres même inédits, Cromwcll politique , pamphlet flamand

«.... Donc, vous faites du laid un type d'imitation, du grotesque un élément de l'art !

Oui sans doute, oui encore, et toujours oui ! C'est ici lo lieu de remeicier un illustre écrivain étranger qui a bien voulu s'occui)er de l'auteur de ce livre, et de îni pi'ouver notre estime et notre reconnaissance en relevant mie erreur où il nous semble être tombé. L'bonorable criti(|ue prend acte, telles sont ses textuelles expressions, de la dcclaralioii faite par l'auteur dans la préface d'un autre ouvrage, que : « Il n'y a ni classique ni romanliqiie ; mnis en lilléralmc » comme en toutes choses, deux seules divisions, le bon et « le mauvais, le beau et le difforme, le vrai et le faux. » Tant de solennité à constater celte profession de foi n'était pas nécessaire. L'auteur n'en a jamais dévié et n'en déviera jamais. Elle peut se concilier à merveille avec celle qui «fait » du laid un type d'imitation , du grotesque un élément de » l'art. « L'une ne contredit pas l'auire. La diiision du beau et du laid dans l'art ne symélrlse [las avec celle de la nature. Rien n'est beau ou laid dans les arts que par l'exécution. Une chose difforme, horrible, hideuse, transportée avec vérité et poésie dans le domaine de l'art , deviendra belle , admirable, sublime sans rien perdre de sa monstruosité; et d'une autre part, les plus belles choses du monde faussement ou systématiquement arrangées dans une composition artificielle , seront ridicules, burlesijues, hybrides, laides. Les orgies de Cailot,la Tentalion de Salvator Rosa avec son épouvantable démon, sa Mêlée avec toutes ses formes repoussâmes de mort et de carnage, le Tri boulet de Bonifacio. le mendiant rongé de vermine de Murillo, les ciselures oii Benvenuto Cellini fait rire de si hideuses figures dans les arabesques et les acanthes , sont des choses laides, selon la nature , belles, selon l'art; tandis que rien n'est plus laid(\v\c. tous ces profils grecs et romains, que ce beau idéal de pièces de rapport qu'étale sous ses couleurs violàlres et cotonneuses la seconde école de David. Job etPhiloctète, avec leurs plaies sanieuses et fétides, sont beaux; les rois et reines de Campistron sont fortlaids dans leur poiu-prc et sous leur couronne d'oripeau. Une chose bien faite, une chose mal faite, voilà le

El hombre dedemonio, pamphlet e.spagnol, Croimvell and Cromivcll, et le Coiniaught-Reiiister , qu'a bien voulu lui communiquer un noble pair d'Irlande, auquel il en adresse ici de publics remerciements.

NOTES

hcaii cl lolaid de l'art. L'aulciir avait dëjà expliqii(5 sa pcnst^e en assimilant celte distinction à celle du vrai et du faux , du bon et du mauvais. Du reste, dans Part comme dans la nature, le {;rotesi|ue est un clément, mais non le but. Ce qui n'est que grotesque n'est pas complet.

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