VIII. - p
L'ode chante l'éternité, l'épopée solcnnise Ihistoire, le drame peint la vie.
Mais, dira-l-on, le drame peint aussi l'histoire des peuples; oui, mais comme vie., non comme histoire. 11 laisse à
l'historien l'exacte Sf'rledcs faits généraux, l'ordre des dates les grandes masses à remuer, les batailles, les conquêtes les démembrements d'empires, tout l'iixtéiieur de l'Iiistoiie Il en prend l'intérieur. Ce qtie l'histoire oublie on dédaigne les détails de costumes, de mœurs, de physionomies, le dessous des événements, la vie, en un mot, lui appartient; et li drame peut être immense d'aspect et d'ensemble (|uand ce: petites choses sont prises dans une grande main, prcnsr manu magna. Mais il faut se garder de chercher de l'histoire pure dans le drame, fiU-il historique. Il écrit des lé gendes cl non des fastes; il est chronique et non chronologique.