REVERIE
I.o gtorno se n'andava , e l'aer bruno Toglieva gli animai cfie sono'n terra Dalle faliche loro.
Dantk.
Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume Cache un front inégal sous un cercle de brume , L'heure où l'astre géant rougit et disparaît. Le grand bois jaunissant dore seul la colline; On dirait qu'en ces jours où l'automne décline , Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.
Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître, Là bas , — tandis que seul je rêve à la fenêtre Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor , — Quelque ville mauresque , éclatante , inouie, Qui , comme la fusée en gerbe épanouie , Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !
Qu'elle vienne inspirer , ranimer , ô génies !
Mes chansons , comme un ciel d'automne rembrunies
Et jeter dans mes yeux son magique reflet ,
Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées ,
Avec les mille tours de ses palais de fées ,
Brumeuse , denteler l'horizon violet !
Septembre 18?S
ORIENTALES
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