DE T/ÉTOILE
Non déficit aller.
Virgile.
La France a des palais, des tombeaux , des portiques , De vieux cliAteaux , tout i)leins de bannières antiques , H(;roïques joyaux conquis dans les dangers ; Sa pieuse valeur, prodigue en fiers exemples ,
Pour parer ses superbes temples ,
Dépouille les camps étrangers.
On voit dans ses cités , de monuments peuplées , Rome et ses dieux , Menii)bis et ses noirs mausolées ; Le lion de Venise en leurs murs a dormi ; Kt quand , pour embellir nos vastes Babylones ,
Le bronze manque à ses colonnes ,
Elle en demande à Tennemi !
Lorsque luit aux combats son armure enflammée , Son oriflamme auguste et de lis parsemée Chasse les escadrons ainsi que les troupeaux ; Puis elle offre aux vaincus des dons après les guerres,
Et, comme des hochets vulgaires ,
Y mêle leurs propres drapeaux.
Arc triomphal! la foudre, en terrassant ton maître, Semblait avoir frappé ton front encore à naître. Par nos exploits nouveaux le voilii relevé! Car on n'a pas voulu , dans notre illustre armée ,
Qu'il fût de notre renommée
Un monument inachevé !
Dis aux siècles le nom de leur chef magnanime. Qu'on lise sur ton front que nul laurier sublime A des glaives français ne peut se dérober. Lève-toi jusqu'aux cieux, portique de victoire!
Que le géant de notre gloire
Puisse passer sans se courber !
iVovembre 1823.
<i^tfe Xlsamèms.