‹ uvres de Victor HugoChapitre 95 sur 599 · DE T/ÉTOILE · texte numérisé non relu

DE T/ÉTOILE

Non déficit aller.

Virgile.

La France a des palais, des tombeaux , des portiques , De vieux cliAteaux , tout i)leins de bannières antiques , H(;roïques joyaux conquis dans les dangers ; Sa pieuse valeur, prodigue en fiers exemples ,

Pour parer ses superbes temples ,

Dépouille les camps étrangers.

On voit dans ses cités , de monuments peuplées , Rome et ses dieux , Menii)bis et ses noirs mausolées ; Le lion de Venise en leurs murs a dormi ; Kt quand , pour embellir nos vastes Babylones ,

Le bronze manque à ses colonnes ,

Elle en demande à Tennemi !

Lorsque luit aux combats son armure enflammée , Son oriflamme auguste et de lis parsemée Chasse les escadrons ainsi que les troupeaux ; Puis elle offre aux vaincus des dons après les guerres,

Et, comme des hochets vulgaires ,

Y mêle leurs propres drapeaux.

Arc triomphal! la foudre, en terrassant ton maître, Semblait avoir frappé ton front encore à naître. Par nos exploits nouveaux le voilii relevé! Car on n'a pas voulu , dans notre illustre armée ,

Qu'il fût de notre renommée

Un monument inachevé !

Dis aux siècles le nom de leur chef magnanime. Qu'on lise sur ton front que nul laurier sublime A des glaives français ne peut se dérober. Lève-toi jusqu'aux cieux, portique de victoire!

Que le géant de notre gloire

Puisse passer sans se courber !

iVovembre 1823.

<i^tfe Xlsamèms.

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