‹ Œuvres de VoltaireChapitre 117 sur 125 · A TOUS LES ORIENTAUX · texte numérisé non relu

A TOUS LES ORIENTAUX

Toutes les nations de TAsie et de TAfrique doivent être averties du danger qui les menace depuis longtemps. Il y a dans le fond de l'Europe , et surtout dans la ville de Rome, une secte qui se nomme les chrétiens catholiques : cette secte envoie des espions dans tout l'univers, tantôt sur des vaisseaux marchands , tantôt sur des vaisseaux armés en guerre. Elle a subjugué une partie du vaste continent de l'Amérique, qui est la quatrième partie du monde. Elle-même avoue qu'elle y massacra dix fois douze cent, mille habitants pour prévenir les révoltes contre son pouvoir despotique et contre sa religion. Il s'est écoulé environ cent trente révolutions du soleil depuis que cette secte, soi-disant catholique chrétienne, ayant trouvé le moyen de s'établir dans le Japon, autrement Nipon, elle voulut exterminer

> Celle espèce de mtnifeite ii*t juMÎs été imprimé; il s'est trouTé dans les papiers de rauleur, et Toa ignore s'il eo avait fait quelque usage. K. — Cette pièce a été, eo xSaS, mise par M. Clogensoa dans le Dictiotmairt philosophique, au mot CHaâTiiHS catholiques, ainsi que je l'ai déjà dit, tome XXVIU , page 5a. C'était parmi les F^eétiet que les éditeurs de KeU Tavaient classée. Je place cet opuscule en 1 767 00 x 768, parœque, dans œs années, Voltaire en publia beaucoup dans le même esprit. Biais, dans ses lettres i Oamilarilie , des 4 et H férrier 1 769 , Voltaire parie de VOriemitU, qui pourrait bien être VAvit à tous Us Orientaux, B.

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