CHAP. VII. DES MOECRS
l'histoire de Gargantua? est-cecdlc du peuple de Oîeu? £t qu'y a-t'il ici de plus insupportable, ou l'excès de l'horreur, ou l'escès du ridicule? Ne serait-ce pas même un autre ridicule que de s'amuser à combattre ce détestable amas de fables qui outragent également le bon sens, la verlu, la nature, et la Divinité? Si mallieureusement une seule des aventures de ce peuple était vraie, toutes les nations se seraient réunies pour l'exterminer; si elles sout fausses, on ne peut mentir plus sottement.
Que dirons-nous d'un Jepbté qui immole sa propre fille à son Dieu sanguinaire, et de l'ambidextre Aod qui assassine Églon son roi au nom du Spigneur, et de la divine Jahel , qui assassine le général -Stzara avec un clou qu'elle lui enfonce dans la tête; et du débauché Samson, que Dieu favoiise de tant de miracles? grossière imitation de la fable d'Hercule.
Parleruns-nous d'un lévite qui vient sur son âne avec sa concubine, et de la paille et du foin, dansGabaa , de la tribu de Benjamin ? et voilà les Benjamites qui veulent commettre le péché de sodomie avec ce vilain prêtre, comme les Sodomites avaient voulu le commettre avec des anges*. Le lévite compose avec
* L'illii&lre aulrur a oublie de parler dei ROgci de Sodome. Ctrjiendaiil rrt article en valiît bien la peine. Si janiaii il v ritt det aborabslioDi eitravagiolei diDi l'hitloiredu peuple juif, celle dea anges que lei magiitraU. 1rs porte-fàix, el jusqu'aux pclils |;ar^ii( d'une Tille. Teuleiil almjlunieul vio. ter, est Uue hurreur diml aucune fable païenne u'approcbe > el qui fait dreiser les chetcui ï la (èle. El on ose comaienler rei abominalioiu! eloti Ira GhI retpecler à la jeuueue! el on a l'iiuoleDce de plaiudre lea bramea de l'Inde et Ici magei de Perse, à qui Dieu n'avait pai révélé ces chose), et qui n'élaient pas le peuple de Dieu ! et il k Imuve encore parmi uaus des amea de lK>ue asseï licbea à-U-roii et aiaei impudeatea pour oous dire :