CFIAP. IX. DES PROPHÈTES
« les passants.... Ta sœur Ooliba s'est prostituce avec ce plus d'emportement*; elle a reclierclié ceux qui ont a le membre d'un âne, et qui décliargenl comme des n clicvaux. >i
Notre ami le général Withers, à qui on lisait un
jour CCS prophéties, demanda dans quel h on avait
fait l'Ecriture sainte '.
On lit rarement les prophéties; il est difEiciie de soutenir la lecture de ces longs et énormes galimatias. Les gens du monde qui ont lu Gulliver et l'Atlaiitis , ne connaissent ni Osée ni hLéchiel.
Quand ou fait voir à des personnes seiisécs ces passages exécrables, noyés dans le fatras des prophéties, elles ne reviennent point de leur étonnement. Elles ne peuvent concevoir qu'un Isaïc ' marche tout nu au milieu du Jérusalem, qu'un ÉzcchieP coupe sa barbe en trois portions, qu'un Jonas 4 soit trois jours dans le ventre d'une baleine, etc. Si elles lisaient ces extravagances et ces impuretés dans un des livres qu'on appelle profanes, elles jetteraient le livre avec horreur. C'est la Bible : elles demeurent confondues; elles hésitent, elles condamnent ces abominations, et n'osent d'abord condamner le livre qui les contient. Ce n'est qu'avec le temps qu'elles osent faire usage de leur sens commun; elles finissent eoOn par détester ce que des fripons et des imbéciles leur ont fait adorer.
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