CHEZ ANT. AUG. RENOUARD
M. DCC XCT. y
Monsieur y
Comment pouvez -vous rester à la ville pendant les premiers jours du printems ? Ayez-vous renoncé à voir les prairies s'embellir , et les arbres se. couvrir de fleurs ? Venez donc nous joindre à la campagne : vous y trouverez le printems } vous m^ verrez ; si vous ne venez pas , je serai fâchée contre vous : je le suis déjà un peu. Madame N^^^ m'a dit que vous avez écrit un ouvrage intitulé Daphnis y et cependant y monsieur le mystérieux , vous me Pavez laissé ignorer. Vous avez pourtant vu que votre dernière chanson m'a beau^ coup plu ; je la chante toujours.
% . I»JBTT&S«
Venez jeudi prochain , sans y manquer ^ je vous attendrai le soir sous la feuillée ^ mais apportez avec vous Daphnis , sans quoi ^ de mes jours , je. ne serai plus
; ! . : TOTHE AMIXé
B-àpONSE.
MADEMOt$£I.XE ,
Qui pourroit , . après de pareilles mpn^c^ y ^^l vous pas obéir ? Voilà Daphnis , et Iç voilà imprimé. La réponse à votre lettre est de plus une épître dédicatoirç. A qui pourrois-je le dédier plutôt qu'à vous ? puisque votre approbation ; est pour moi la plus précieuse de toutes 5 et puisque y si l'on trouve; dans mon ouvrage l'ali\our représenté d^près la nature • c'est à vous seule que je le dois ?
Quand je pensois à Philis , je pen<« sois à vous , et j'étois moi - même Daphnis. L'heureUse idée pour mon cœur d'écrire ce petit roman !
Il a donc fallu que Madame N***