‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 11 sur 47 · X.IYJLE SECOSTD · texte numérisé non relu

X.IYJLE SECOSTD

ilché d<^ce qu'il n'ëtoit pas.cncore midt ^ à peine daîgiia«t4I prendre soa cfaaAasieauy et conàmrt «on petit* ti^cmpean dans les champt.' Il alla se reposer loin desauttet berger» y au. boi^ d'un ruisseau qui ooaloic sous un ombra^ solitaire, de rameaux dé saulea. Tonmiienté par ses impatiens de-^ sirsy il.airoit :peine à rester assis; tantôt il ion^itr «B Btr ttindre 9 soupiroit et re« gasdûit avec dépit la hauteur du soleil > tantèt il earessoit ses montons qui pais« soient ans euTirons ^ et qui s'appsochoient 4e lui; ou il les appelloit pour leur présenter de sa main- des plantes qu'il urrachoit: puis il sét remettoit à Jouer de son chalumean y et ai regarder en soupirant le soleil) plein d'impatience de ce qu'il n'étoit pas encore au^ pins haut du ciel.

^ Peasdanf ,ce temps y Aristus , ainsi s'ap* pfBlleit le yieiUsird de Grotone, étoit aussi sorti de la cabane pour, visiter. la contrée : il étoit monté sur une colline Toinne, d'où il découyroit 9 dans l'éclat de la lumière du matin , uneyaste région, des coteaux reti^« tus d'arbrisseaux ; plus loin y des montât-

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gnes azurées y àça c&mpagnes et des prai* ilîes covyertes d'arbres fruitiers ^ et des forêts de sapins, de dbénes et de pins életés. Dans le lointain , le fleuTe ronloît avec fracas ses flots mugissanS' ait milieu des campagnes , des coteaux y des bocages et des rochers escarpés. Les ruisseaux d'alentour serpentoient plus dqutèment à tra* Ters ie gazon , en prodilisaiit ma petit ga-* zouillement, ou toroboient ag^éableniient en petites cascades, avec un peu pins de bruit. Une légion d'oiseaux chantoit: gaiement sur les rameaux hnmidee de rosée ^ eu faisoit retentir dans l'air éclatant^ son ramage varié , auquelseméloiènt les flûtes des bergers et la Toix des; bergères qui falsoient paitre en société leurs troupeauxsur les collines d^aientour , ou dans le^ prairies. Le vieillard , étonné , proinenbit ses regards incertains, tantôt sur les objets les plas éloignés , tantôt sur les plàtites et sur. les fletirs , qui exhaloient à ses pieds leurs parfums. Transporté et )ole , sa poitrine s'enfla^ et il exprima son ravissement par ces mots i ,

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Quelle félicité 1 quel torrent de yolnpté que mon cœur fsApHtWiU peut à j^eine-coai* prendre I O naturel nature! que tu es belle ! que tu as de charme dans ta beauté ingénue y lorsque tu n^es pas défigurée par l'art des hommes mécontens! Heureux le berger y heureux le sage qui 'vit ignoré du peuple 9 des grands, et qui goûte dans ces rijEuites campagnes tous les plaisirs que la nature modeste exige 9 et qu'elle nous procure 1 Inconnu y il fait de pltis belles actions que le conquérant et le prince , dont le vulgaire admire la pompe. Ah 1 je te salue f paisible vallon I Je vous salue fer«« tiles coteaux ! et vous , ruisseaux , prés fleuris , bocages solitaires et sombres, tem* pies consacrés aux doux transports, aux graves méditations , je vous salue ! Que vous étalez de charmes à mes yeux dans cet éclat du matin ! La douce joie et Pin<^ nocence me sourient de chaque colline et de chaque prairie ; la tranquillité et le contentement habitent ces paisibles caba** aes que ]e vois ; ils reposent jtur ces coU Unes, ou sur le» bords des ruisseaux qui

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serpentent , ou sommeillent à l*oml>re des bocages chargés de fruits. Qu'il 'vous nmnque peu de choses , ô bergers ! que tous êtes près du bonheur ! O tous qui fûtes assez malheureux pour abandonner la simplicité de la nature , pour chercher un bonheur plus Tarie ! Insensés , qui nommez grossièreté les mœurs de Hnnocence riante ^ qui appeliez pauTreté la modération dans les besoins que la nature satisfait par ses inépuisables richesses ! tous aTez beau construire aTec peine des tissus de bonheur ; le moindre souffle les détruira. Vous allez à la félicité par des labyrinthes oik TOUS errez sans cesse , toujours excédés ^ toujours mécontens. Vous croyez être par- Tenus au comble de la fortune ; tous tous précipitez dans les bras séduisans de la fausse déesse ; tous y réTez quelques momens ; tous tous réreillez bientôt , et tous trouTez que la face riante d'une harpie TOUS aToit fasciné les yeux. Vous n^aTiez point TU son dos hideux , lii ses ailes noires et tannées , aTec lesquelles elle secOue fiur TOUS le dégoût .et la terreur. £t tous ^

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