‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 13 sur 47 · LITRE SECOND · texte numérisé non relu

LITRE SECOND

leii cotipiAnt les noms ^ je yeux efîacet jusqu'aux moindres traces de ton souveiik.

A peine Daplinis a-t^l entendu une partie de ce discours y que ses genoux fléchissent; une sueur froide coule de ses membre»:

il seroit tombé) si Lamon Jie.Pavoit paa soutenu y en le conduisant v^rs le rivage.

Je vais f éloigner , Daphnis , de ce liça d*liorjceur , disoitfil : monte dans ton bateau , infortuné berger ! Peut - être leê 4içux font-ils réservé un autre bo^ibeur.

J*ai grande pitié de toi, pauvre berger !

Ainsi disoit-il en se retirant.

• Daphnis resta long-temps iounobile et «tupide comme un homme qui se réveillé d^un songe affreux , et qui , tout frissonnant, ne sait pas encore que c*étoit:uii 9onge : son cœur palpitoii;^ et des soupirs sVmpressoient de sortir de son sein tremblant. Un torrent de larmes coula, ensuite de ses yeux; et il se jeta à ^erre presque sans, sentiment. Elle est infidelle ^ 6'écriat-il ; elle est infidelle , :et moi , je Tais êtife malheureux pour januds. jEUe ^ui pleucoit dans mes bras , quand sa mère lui eut parlé

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donne , si une iausse espérance a touIu te flaire passer injustement pour un imposteur ! Comme il disoit ces mots y il enten*.

dit du bruit du côté du bocage *, aussi-tôt il jette précipitamment la vue ; il apperçoit Fhilis. Il frémit , elle pâlit ; et jetant à peine les yeux sur le berger : Que vienstu faire ici y dit - elle 1 Je ne serois pas venue y si j'avois cru t*y trouver ; je m'en vais ! Je pourrai cherclier une autre fois le ruban que j*ai perdu en ce lieu. £s-tu donc; fâchée y cruelle ! dit Daphnis, d^étre obligée de me voir encore une fois ! Alors ellô fit semblant de chercher son ruban, et elle marchoit çà et là le colrpS penché. Daphnis se mit aussi à chendier ; et elle continua : C'est le ruban que tu m'as donné y et que j'entreiaçpis dan» mes cheveux avec des fleurs : si- tu le tDOuves y tu peux le garder et le ^donner, à /ta nouvelle mhîtresse. . • . Mon' r^ban n'ëtoit pas>à {ton goût y disoit DaphAÎs; Làmon en a-. d€{ plus beaux s mais sîrth veux l'agir ^ peut^ être est-il près de ces arbres dont ié& écor* ces sont coupées, ^nndisant.cècii il ftt|

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