‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 15 sur 47 · LIVRE SECOKD · texte numérisé non relu

LIVRE SECOKD

grain sur les lèvres de Daphnis, elle inan« gea le second; et elle continua ainsi pis^ ^u'à ce que la grappe fût mangée* La mère les regardoit d'uft air riant; et pen* dant ce temps , elle arrêta qu'il falloit que dans trois jours Phymen les unit pour tou<»

jourSi Elle voulut que ce fût avant les vendanges qtti approchoient, car les feuilles commençoient déjà à prendre une teinte rouge et jaune , et les grappes mûres sembloient sourire au vigneron. Daphnis em^ brassa Philis : Ah ! dit-il ^ quels seront mes transports de joie y quand j'appercevrai Pflurore du troisième jour !

Mes chers enfans ^ reprit la mère , en leur serrant à tous deux les mains ^ ô vous , la consolation et la joie de ma vieillesse!

quelle félicité pour le peu d'années qui me sont encore réservées ! quelle félicité ce sera pour moi d'être témoin de votre bonheur ! Quel doux spectacle de voir des cœurs, vertueux s'unir k des cœurs vertueux ! Ils se trouvent toujours plus aimables ^ un tel amour ne meurt pas. Ah !

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de Pamonr de Lamon; elle est infidellir!

Ah, cruelle! que n'ai -je expiré dès le premier instant dans tés bras! Jour funeste où je f ai yue pour la première fols ! oit je t'ai yué pour mon étemel malheur! Mais....

non, non , ce ne sera pas pour mon éternel malheur. Non, l'amour que tu récompenses si cruellement, sortira de moit cœur^ le mépris prendra sa place , oui , le mépris; il est dà à une bergère qui change l'amant le pliis tendre pour un grand troupeau. Il parlpit ainsi plein de colère, et il croyoit pouvoir aisément dompter son amour : mme iine douleur mêlée de tendresse surpionta bientôt son courroux. Hélas! que j'eusse été heureux cruelle , que j'eusse été heureux!

mon bonheur eût surpassé celui de tous les moftels , si tu nèfm'avois pas été infidçlle* Blaintenant je-- siiis malheureux; nul mortel ne Pest autant que moi. Tout ce qui iSL^tniivonne , ra m'attrister. Le inurmure des ruisseaux ne me charmera plus : le chant des^ oiseaux redoublera mon deuil t la chaleur du soleil et la frafchenr de l'omhti» Tde serbnt également indiUérentes ; et

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