IV&S SECOND
mes montons vont errer sans pasteur ; car il ne prendra plus soin de sa propre vie.
Mais je venk retourner encore auprès de la fontaine y où je te tenois serrée dans mes bras ; où y plein d*ardeur , je t'accablois de mes baisers , où tu m'embrassois y ingrate ! avec une ardeur semblable à la mienne. Hëlas ! je vais verser mes der« nieres larmes dans ce lieu fatal.
Daphnis , en gémissant y retourna près de la fontaine. C'est donc ici, disoit-il; c'est ici où tant d'heures délicieuses se sont écoulées dans les embrassemèns d'une infidélie! O Philis!.... C'est ici que tu reposois , cruelle ! c'est au bord de ce ruisseau que je t'ai trouvée la première fois !
c'est ici , 6 comble d'horreur! c'est ici que je vois l'écorce qui portoit nos noms unis y arrachée par ta pro|)ce main ! Mais.... s'iln'étoit pas vrai?....- si Lamon m'a* volt trompé 1 O douce pensée ! j'espère..,, îe- crains.... ah! fausse espérance ! je n'étois pas digne de Philis l. Lamon n'est-il pas plus aimable que moi ? Ndn , je n'en étois |wk dSgne ! Pardonne y Lamon; ah! par«
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donne , si une fausse espérance a roulu te faire passer injustement pour un imposteur ! Comme il disoit ces mots y il enten-.
dit du bruit du côté du bocage ; aussi-tôt il jette précipitamment la vue ; il apperçoit Fhilis. Il frémit , elle pâlit ; et jetante à peine les yeux sur le berger : Que vienstu faire ici , dit - elle 1 Je ne serois pas venue , si j'avois cru t'y trouver ; je m'en vais ! Je pourrai chercher une autre fois le ruban que j'ai perdu en ce lieu. Es-tu donc; fâchée , cruelle ! dit Daphnis, d'être obligée de me voir encore une fois ! Alors ellô fit semblant de chercher son ruban, et elle marchoit çà et là le coï-ps penché. Daphnis se mit aussi à cherdier ; et elle continua : C'est le ruban que tu m'as donné p et que j'entreiaçpîsdansmes cheveux avec des fleurs : si- tu. le toouves > tu; peux le garder et le «donner! à -ta nouvelle mbîtresse. . « , Mon* r^ban n'étoit pas>à iton goût , disoit Daphiiis; Làmon . en a-. de( plus beaux t nsaist sîr th veut Pa^ir^ peùt^ être est-il près de ces arbres dont lé& écor« ces sont coupées, ^midisant-cècii il ftt|