Z.A NUIT
jeux pétulans de ces dieux sur les nuages % ou un satyre malin a-t-il fait retentir Pair du nom d'Bndymion ?
Répands ta clairté sur ma route, douce diyinité. Je yeux sortir de ce bocage ; je veux yisiter cette colline, où de jeunes pampres ombragent le ruisseau qui serpente dans le vallon. Sur la crête de cette colline I dont la vue s^étend au loin , est situé un berceau, où. s*entrelace la vigne rampante , pour former une voûte élevée , gar<* nie de grapes. Là, souvent appuyé contre la verte muraille, le verre couronné de roses , je chante les airs joyeux de filagedom et de Gleim, ces airs que leur avoient dictés les plaisirs et les amours.
Le voilà qui s'élève le berceau ceintré.
Une douce horreur se mêle à l'obscurité qui repose sous sa voûte ; car Bacchns a pris ce berceau sous sa protection.
Souvent , au milieu du silence de la nuit , on y entend avec surprise les accens des chansons à boire , et les sons argentins des coupes pleines. Le passant égaré l'entend ,
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et y portant un regard curîenx , il ne yoît rien : alors il recale d*ef&oi , et saisi d'étonnement et de respect, il passe son chemin.
Ah ! je te saine , sombre bercean. O qne ces tiges , chargées de raisins , forment nn ceintre agréable ! Quel charme de Toir sautiller ces feuilles à la clarté de la lune !
Mais quel doux frémissement parcourt ton feuillage , et bondit de grape en grape ? Ce sont des zéphyrs , et ... . croyezen ma muse sincère y ce sont des âmes de buveurs et d'amans futurs , portées sur les ailes embaumées des zéphyrs com'plaiâans, qui Toldgent avec les amours, qui s'assemblent sur la surface de la grape, qui folâtrent, qui jouent, qui se poursuivent dans le labyrinthe de la grape balsamique , et qui , fatiguées de leurs jeux , se rassemblent dans le creux de la feuille de pampre , ou qui se baignent dans les gouttes de la rosée, conservées dans les fleurs , et qui sommeillent sur les œillets , et se mettent à rire | lorsqu'à leur réyeil